Le Parlement soutient le label du patrimoine européen
Dans un mouvement pour promouvoir une identité commune, le Parlement européen a soutenu une initiative visant à attribuer un "label du patrimoine européen" à des monuments et sites de l'Union.
Dans un mouvement pour promouvoir une identité commune, le Parlement européen a soutenu une initiative visant à attribuer un "label du patrimoine européen" à des monuments et sites de l'Union.
Le nouveau régime facultatif, qui impliquerait d'abord uniquement les Etats membres, remplace un arrangement intergouvernemental existant.
Toutefois, les législateurs de l'UE affirment que le nouveau label n'est pas qu'une transformation du système de label existant qui remonte à 2006.
Par conséquent, le Parlement a voté contre l'inclusion dans le nouveau système des 67 sites qui disposaient déjà du label sous le programme actuel.
Les sites du patrimoine d'aujourd'hui comprennent par exemple le chantier naval de Gda?sk en Pologne, l'Acropole d'Athènes et la maison de Robert Schuman en France.
Le Parlement n'a pas soutenu la première proposition de la Commission qui suggérait une série de mesures de transition pour permettre de mieux définir le statut des sites qui s'étaient déjà vus attribuer le label du patrimoine européen selon l'initiative intergouvernementale à la lumière du nouveau système.
Les eurodéputés ont expliqué qu'afin de préserver le prestige de l'ancien label et de promouvoir celui du nouveau, aucune disposition transitoire n'était nécessaire et que les pays devraient postuler à nouveau pour le nouveau label.
Androulla Vassiliou, la commissaire européenne en charge de la culture, a déclaré que l'amendement proposé par les législateurs sur l'abandon des arrangements transitoires était un petit peu plus « délicat », politiquement parlant, que les autres modifications proposées par les eurodéputés.
Selon la commissaire, les pays qui ont reçu le label placent beaucoup d'espoir dans la période transitoire qui leur permettrait de participer à ce nouveau système rapidement à condition qu'ils remplissent les nouveaux critères de qualité.
Le sort des sites qui possèdent déjà le label sera dès lors l'une des questions clés qui sera débattue entre les trois institutions européennes lors des prochaines réunions triparties visant à sortir de l'impasse.
Les négociations continueront sous la présidence hongroise
Suite au vote en première lecture du Parlement, la législation, menée par l'eurodéputée grecque Chrystoula Paliadeli (Socialistes et Démocrates), doit à présent passer devant le Conseil des ministres.
Aucune position officielle n'a été exprimée par les Etats membres pour le moment sur les arrangements transitoires, mais certains pays souhaiteraient que les sites qui détiennent déjà le label soient compris dans le nouveau système sans devoir le redemander, a déclaré un fonctionnaire de l'UE.
Les négociations sur le label continueront sous la présidence hongroise, avec une seconde lecture prévue à la fin du printemps ou au début de l'été 2011. Toutefois, rien n'est encore officiel et les institutions tenteront d'aboutir à un accord avant la seconde lecture, a ajouté le fonctionnaire.