Le Parlement européen veut poursuivre le combat de l’aide alimentaire
Les représentants des États viennent d’approuver le compromis sur le programme d’aide alimentaire pour 2012 et 2013. Les parlementaires refusent toujours qu’il soit supprimé à partir de 2014 et le font savoir.
Les représentants des États viennent d’approuver le compromis sur le programme d’aide alimentaire pour 2012 et 2013. Les parlementaires refusent toujours qu’il soit supprimé à partir de 2014 et le font savoir.
Plus de six mois de négociations entre États ont été nécessaires pour trouver un accord entre les partisans du programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) et ses opposants. Six pays, l’Allemagne en tête, demandent depuis longtemps son arrêt.
Accord franco-allemand
A la suite d’une plainte devant la Cour de justice de l’Union européenne, le programme a été invalidé en avril 2011. Selon ces pays, les politiques sociales relèvent de la compétence nationale.
Devant le tôlé provoqué par cette décision dans toute l’Europe et l’activisme de certaines capitales bénéficiaires de cette aide, dont la France, les Six ont accepté de prolonger l’octroi des fonds jusqu’à la fin de la période budgétaire 2007-2013. Mais à la condition qu’il soit définitivement supprimé à partir de 2014.
Cet accord politique a été validé par les ministres de l’Agriculture jeudi 15 décembre.
Reste que les députés européens n’entendent pas s’en contenter. A Strasbourg, le même jour, les membres de la commission agriculture ont dénoncé ce compromis.
Alliance Parlement/Commission
Les élus ne veulent pas que leur approbation de la prolongation pour 2012 et 2013 du PEAD signifie un blanc seing pour l’enterrer à partir de 2014. Ils estiment primordial, en ces temps de crise, de maintenir un programme qui vient en aide à 18 millions de personnes.
Dans ce combat, les parlementaires pourraient trouver dans la Commission européenne un allié. Devant eux, José Manuel Barroso a déclaré, le 14 décembre, qu’il n’était « pas du tout satisfait du compromis » et qu’il était « inacceptable et difficile de comprendre que des États refusent la solidarité sociale ».
Le Parlement européen devra voter le texte en février prochain après que les États aient adopté leur position de façon formelle.