Le paiement par smartphones est un challenge règlementaire pour la sécurité
La révision attendue de la directive sur les services de paiements doit trouver des réponses aux transactions financières non sécurisées via les amartphones.
La révision attendue de la directive sur les services de paiements doit trouver des réponses aux transactions financières non sécurisées via les amartphones.
Les nouvelles règles de l’espace unique de paiements en euros (SEPA), que devrait publier la Commission sous peu, visent à mieux encadrer les innovations au sein du marché européen des services de paiements.
Bruxelles cherche aussi à combler le vide juridique qui entoure les nouvelles transactions en ligne mises en place par certaines banques et à ouvrir ce marché à de nouveaux opérateurs en remodelant le cadre règlementaire et la gouvernance.
« Portemonnaies électroniques »
Regroupant l’ensemble des nouvelles applications qui permettent aux consommateurs d’utiliser de nouvelles méthodes de paiements, ces « portemonnaies électroniques » sont des plateformes ou des logiciels utilisés par les consommateurs. Différents des cartes bancaires, « Google Wallet » et MasterCard sont les opérateurs les plus importants du marché.
D’autres solutions comme le « Pass book » de l’entreprise Apple et « Paypal » (intermédiaire pour les paiements en ligne) existent. Mais l’essor de ces nouveaux moyens de paiements en Europe est faible par rapport aux Etats-Unis.
La directive couvre les autres fournisseurs
La nouvelle directive doit réglementer les nouveaux services de paiements. Mais le texte pourrait être rapidement dépassé par les innovations technologiques.
« Les solutions fondées sur le marché sont les meilleures pour assurer un environnement compétitif. Mais si une réglementation doit être mise en place, l’ensemble des opérateurs présents sur le marché des services de paiements, y compris les tiers [comme American Express, Paypal] et les opérateurs nationaux, doivent être concernés», explique le responsable du marché européen du groupe MasterCard Jason Lane.
Le texte devrait réguler la partie immergée de l’iceberg. Les innovations biométriques, la sécurité des données ou les risques de piratage des comptes bancaires via les téléphones portables resteront des dangers. Aux Etats-Unis, le vol de smartphones représente par exemple près de 40% des vols de particuliers dans les grandes villes comme New York ou Washington.
Sécuriser l’écosystème
Le Conseil européen des paiements, qui dirige les institutions bancaires sur le développement du SEPA, a publié, le 2 juillet, un Livre blanc et une consultation qui s’achève à la fin de l’été 2013. Ce conseil essaie de sécuriser l’écosystème du marché et les transferts financiers qui passent par les téléphones mobiles.
Reste à savoir comment ces nouveaux portemonnaies vont se développer ces prochaines années. Pour la Commission et les industriels, l’harmonisation des règles et l’interopérabilité sont clefs pour gagner la confiance des consommateurs européens.