Le nouvel Erasmus+ veut faire bouger les apprentis
Le Parlement européen a adopté le nouveau programme européen d’échange Erasmus+. Le nouvel Erasmus hérite de financements en hausse de 40%.
Le Parlement européen a adopté le nouveau programme européen d’échange Erasmus+. Le nouvel Erasmus hérite de financements en hausse de 40%.
Apprentis, professeurs, animateurs d'associations de jeunesse, bénévoles et même…jeunes sportifs ! La nouvelle mouture d’Erasmus, le programme européen d’échange pour étudiants ne concernera plus à partir de 2014 les seuls étudiants et enseignants.
Adopté mardi 19 novembre par le Parlement européen, le programme de mobilité de l’UE pour l’éducation et la formation aura réussi l’exploit de mettre tout le monde d’accord. Chose rare, la quasi-totalité des groupes politiques au Parlement se sont félicités de l’adoption de cet Erasmus élargi.
Hausse vertigineuse du budget
Au passage, le programme récupère une dotation en augmentation de plus de 40% pour la période 2014-2020. Un petit miracle pour un programme européen alors que le budget pluriannuel de l’Union européenne adopté le même jour a reculé de près de 4 % à 960 milliards d'euros, par rapport à la période précédent.
>>Lire FACTCHECKING : le budget européen recule-t-il vraiment ?
Seules victimes de la rigueur budgétaires, les bourses Erasmus sont globalement réduites au profit du mécanisme de garantie des prêts pour les étudiants en master. A l'américaine, le nouveau mécanisme doit permettre aux jeunes d’obtenir des prêts à des conditions favorables pour financer leurs études dans un autre pays.
Résultat, Erasmus+ hérite d’un budget global d'environ 14,7 milliards d’euros pour la période 2014-2020. Mais aussi d’un objectif : d’ici 2020, 4 millions de jeunes européens âgés de 13 à 30 ans devaient pouvoir profiter du programme d’échange.
Le programme mis en place en 1987 est un des rares succès incontestés de l'Union européenne.
Depuis cette date, ce sont 3 millions de jeunes européens qui ont pu profiter d’Erasmus pour réaliser une période de mobilité dans un de pays membre du programme (28 Etats membres de l’UE, l’Islande, le Lichtenstein, la Norvège, la Suisse et la Turquie).
Un Erasmus pour les apprentis
« Il y a une volonté et un effort particulier fournit sur l’enseignement professionnel dans ce nouvel Erasmus » affirme Isabelle Thomas, eurodéputée socialiste française.
Davantage connu des filières universitaires, Erasmus doit maintenant faire ses preuves auprès de formations professionnelles comme les BTS.
« La répartition des enveloppes du programme se fait ensuite en fonction des demandes des étudiants » signale Isabelle Thomas. A charge des Etats membres donc de faire connaître Erasmus dans les filières techniques, moins familières du programme.