Le Monténégro fait d’« immenses efforts » sur la voie de l’adhésion à l’UE, selon le chancelier autrichien

Le Premier ministre monténégrin Dritan Abazović a encouragé son pays à rejoindre rapidement l’Union européenne, une démarche soutenue par le chancelier autrichien Karl Nehammer.

EURACTIV Allemagne
Chancellor Scholz Receives Austrian Chancellor Nehammer in Berlin
Le chancelier autrichien Karl Nehammer lors d'une conférence de presse en mars 2022. [EPA-EFE/Steffi Loos / POOL]

Le Premier ministre monténégrin Dritan Abazović a encouragé son pays à rejoindre rapidement l’Union européenne, une démarche soutenue par le chancelier autrichien Karl Nehammer.

L’Autriche soutient activement les processus d’adhésion de tous les États des Balkans occidentaux. Outre le rapprochement avec l’UE et la guerre en Ukraine, la réunion a porté sur l’approfondissement des relations bilatérales.

« L’ambition du Monténégro est de devenir le prochain État membre de l’UE », a déclaré M. Abazović jeudi (7 juillet). Il a décrit l’Autriche comme le « plus grand ami de notre pays ».

Karl Nehammer a souligné l’engagement de l’Autriche en faveur d’un rapprochement accéléré des États des Balkans occidentaux, affirmant que la région était importante non seulement sur le plan de la sécurité, mais aussi sur le plan économique.

Accompagner le Monténégro dans ce processus était « facile dans la mesure où ce pays fait d’immenses efforts pour pouvoir répondre aux exigences de l’UE », a déclaré M. Nehammer.

Alors que l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie se sont vu accorder le statut de pays candidat lors du dernier sommet de l’UE, le bloc a réaffirmé son « engagement total et sans équivoque en faveur de la perspective d’adhésion à l’UE des Balkans occidentaux ».

Les Balkans occidentaux ont exprimé leur frustration face à l’impasse dans laquelle se trouvent leurs processus d’adhésion, près de deux décennies après qu’une éventuelle adhésion à l’UE leur ait été promise.

M. Abazović a déclaré jeudi que le Monténégro pourrait déjà être membre de l’UE si les gouvernements précédents avaient lutté plus activement contre la corruption.