Le moment du verdict est arrivé pour les programmes nationaux de réforme économique [FR]
Mercredi 25 janvier, la Commission présentera son évaluation des programmes de réforme des Etats membres pour la croissance et l'emploi. Sera-t-elle assez sévère? Les secteurs concernés considèrent que la plupart de ces programmes manquent d'ambition.
Mercredi 25 janvier, la Commission présentera son évaluation des programmes de réforme des Etats membres pour la croissance et l’emploi. Sera-t-elle assez sévère? Les secteurs concernés considèrent que la plupart de ces programmes manquent d’ambition.
La Commission devrait examiner de façon critique les 25 programmes de réforme nationaux et déterminer s’ils sont à la hauteur de leurs ambitions. On considère de plus en plus que ce sont les Etats membres, et non les institutions européennes, qui sont les vrais responsables de la lenteur des réformes économiques.
De plus, certains pays européens ne sont pas responsables, comme certains des pays nordiques, qui se classent parmi les pays les plus performants au monde en terme de compétitivité. Cependant, d’autres pays comme la France, l’Allemagne et l’Italie, ont été critiqués en raison de leur manque d’initiatives dans le domaine des réformes de l’emploi pour répondre aux objectifs de la stratégie de Lisbonne.
D’un autre côté, il est facile pour la Commission de souligner l’échec des Etats membres à mettre en oeuvre les réformes économiques nécessaires. L’exécutif bruxellois n’est pas confronté à des élections régulières qui permettraient aux électorats d’exprimer leurs frustrations sur ces réformes difficiles. Comme l’a indiqué le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker : « Nous savons ce que nous devons faire, mais nous ne savons pas comment nous y prendre pour gagner les élections après l’avoir fait ».
Il sera intéressant de voir si la Commission aura le courage de souligner les véritables lacunes de certains des programmes de réforme proposés. La proposition du groupe Kok lors de la révision de la stratégie de Lisbonne, qui consistait à « nommer et stigmatiser » les Etats membres qui n’auraient pas respecté leurs engagements, n’avait pas reçu beaucoup de soutien de la part des dirigeants européens en 2005.
Selon Reuters, le président de la Commission, José Manuel Barroso, soulignera que les priorités au cours des deux prochaines années doivent être l’énergie et l’innovation.