Le ministre serbe de l’Intérieur rejette les demandes d’élargissement de l’UE

La Serbie ne reconnaîtra pas le Kosovo, n’abandonnera pas ses parents ethniques en Bosnie-Herzégovine et n’imposera pas de sanctions à la Russie, a déclaré mercredi le ministre serbe de l’Intérieur en réaction au dernier rapport sur l’élargissement de l’UE.

Euractiv.com
Ministerial meeting on migrant management between Serbia, Hungary and Austria
Le ministre serbe de l'Intérieur, Aleksandar Vulin, le 6 octobre 2022. [EPA-EFE/ANDREJ CUKIC]

La Serbie ne reconnaîtra pas le Kosovo, n’abandonnera pas ses parents ethniques en Bosnie-Herzégovine et n’imposera pas de sanctions à la Russie, a déclaré mercredi le ministre serbe de l’Intérieur, Aleksandar Vulin, en réaction au dernier rapport sur l’élargissement de l’Union européenne.

Le rapport, publié mercredi (12 octobre), indique que la Serbie doit s’aligner sur la politique étrangère de l’Union et renforcer son engagement en faveur des réformes.

Devant les journalistes à Belgrade, M. Vulin a fait remarquer, non sans ironie, que le rapport complet sur le pays aurait pu être résumé en quelques phrases, à savoir qu’il est explicitement demandé à la Serbie de satisfaire à ces trois exigences.

« Mais nous ne reconnaîtrons pas le prétendu Kosovo, nous n’abandonnerons pas la Republika Srpska [l’entité serbe de Bosnie-Herzégovine], et nous n’imposerons pas de sanctions à la Russie », a-t-il déclaré, selon le quotidien Danas.

« Nous ne le ferons pas, tant que nous serons dirigés par le dernier dirigeant libre en Europe, le président de tous les Serbes, Aleksandar Vučić », a-t-il poursuivi.

M. Vučić lui-même a tenu des propos plus mesurés lors d’une conférence de presse conjointe avec l’ambassadeur de l’UE Emmanuel Joffre, déclarant que la pression de l’UE sur la Serbie « continuera à varier, une fois ce sera les sanctions contre la Russie, une autre fois ce sera le Kosovo ».

« Notre tâche est d’être forts et engagés dans les réformes. Nous continuerons à travailler sur notre parcours vers l’UE, peut-être pourrons-nous changer quelque chose, peut-être pas », a également déclaré le président serbe.