Le ministre hongrois de l’Agriculture ouvrira le sommet annuel de l’industrie non-OGM
István Nagy, ministre hongrois de l’Agriculture et actuellement président du Conseil « Agriculture et pêche » de l’UE, prononcera le discours d’ouverture du sommet international de l'industrie non-OGM, qui se concentrera cette année sur les nouvelles techniques génomiques (NGT).
István Nagy, ministre hongrois de l’Agriculture et actuellement président du Conseil « Agriculture et pêche » de l’UE, prononcera le discours d’ouverture du sommet international de l’industrie non-OGM, qui se concentrera cette année sur le débat politique entourant les nouvelles techniques génomiques (NGT).
Le « sommet sans OGM » (organismes génétiquement modifiés), qui se tiendra les 7 et 8 octobre à Francfort, en Allemagne, a dévoilé, dans un communiqué de presse publié le 27 août, certains des orateurs invités à participer à l’événement.
Le sommet, qui est le plus grand rassemblement de l’industrie non-OGM, promeut la production de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux sans recourir à des méthodes d’édition génomique. Ce secteur veille également à ce que les systèmes d’étiquetage des produits sans OGM utilisés dans les différents États membres de l’UE soient conformes à un ensemble d’exigences.
Les organisateurs de l’événement ont confirmé à Euractiv que István Nagy représenterait la présidence du Conseil de l’UE — un choix provocateur étant donné les divisions marquées entre les États membres sur les plantes génétiquement modifiées. Ils ont toutefois ajouté qu’il s’exprimerait en tant que « ministre national », notamment en raison de l’absence de consensus au sein du Conseil sur le nouveau règlement sur les NGT.
Au moment de la publication, la présidence hongroise du Conseil de l’UE n’a pas répondu à la demande de clarification d’Euractiv.
Outre István Nagy, la secrétaire d’État allemande Silvia Bender — qui remplace le ministre fédéral de l’Agriculture Cem Özdemir — prononcera également un discours d’ouverture lors de l’événement. La présence de ces deux personnalités officielles souligne « l’importance de l’industrie non-OGM en Europe », selon le communiqué de presse.
Le secteur des produits sans OGM est particulièrement dynamique en Allemagne, où les ventes de produits alimentaires « Ohne GenTechnik » (sans génie génétique) ont atteint le chiffre record de 17,4 milliards d’euros en 2023. L’Autriche, où l’ensemble de la production de lait et d’œufs est sans OGM, a généré des ventes de 2,5 milliards d’euros.
À l’heure actuelle, une seule culture génétiquement modifiée est autorisée dans l’UE : une variété de maïs résistante aux insectes cultivée en Espagne. Toutefois, les États membres importent chaque année des millions de tonnes de cultures génétiquement modifiées, principalement pour l’alimentation animale.
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La position ferme de la Hongrie sur les OGM
L’opposition d’István Nagy aux organismes génétiquement modifiés (OGM) est bien connue et ancrée dans la constitution hongroise de 2012, qui consacre le principe d’une agriculture « sans OGM ».
Budapest s’oppose également à la proposition de la Commission européenne visant à faciliter l’utilisation des NGT dans l’UE, qui est bloquée au Conseil depuis des mois.
Cette dernière décision risque de provoquer des frictions au sein du Conseil, en particulier puisque la présidence — généralement considérée comme un intermédiaire « honnête » et « neutre » — est censée mener les négociations entre les États membres de l’UE sur les nouvelles règles relatives aux NGT.
La neutralité de la Hongrie sur cette question a d’ailleurs déjà été remise en question.
En juillet, elle a proposé de rouvrir les négociations sur la loi NGT en repartant de zéro. Cela inclurait des questions pour lesquelles les présidences espagnole et belge avaient déjà trouvé des compromis, telles que l’équivalence entre les NGT et les cultures conventionnelles.
Les diplomates de l’UE ont critiqué l’approche de la Hongrie, estimant qu’elle laissait peu de place aux progrès.