Le ministre des Solidarités veut « simplifier » l’accès aux prestations sociales en France
Jean-Christophe Combe se rend à Marseille ce jeudi et vendredi (22 et 23 septembre) pour parler insertion, précarité et inégalités. Un sujet longuement évoqué mardi lors de son audition par la commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale.
Jean-Christophe Combe se rend à Marseille jeudi et vendredi (22 et 23 septembre) pour parler insertion, précarité et inégalités. Un sujet longuement évoqué mardi (20 septembre) lors de son audition par la commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale.
Le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a été auditionné par la commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale afin de présenter les grandes priorités de son mandat.
Allocations familiales, aide personnalisée au logement (APL), RSA jeunes… Mardi (20 septembre), face aux députés de la commission des Affaires sociales, le message était clair : Jean-Christophe Combe souhaite un « système d’aides simplifié et plus accessible ».
Deux objectifs : moins se soucier de l’administratif et adapter le système aux besoins sociaux d’aujourd’hui.
Car, le ministre le dit et le répète : le système actuel est « peu lisible », « désincitatif », et crée de la « défiance ».
« Il est aujourd’hui tellement compliqué qu’il crée du non-recours, de la fraude et de la désincitation au travail », reconnaît le ministre, qui souhaite revoir le système avec comme base la « solidarité ».
« Il s’agit de garantir que les aides sociales seront bien proposées à ceux qui en ont besoin, et que ces aides soient utiles, c’est-à-dire qu’elles s’inscrivent bien dans un parcours d’insertion », ajoute-t-il.
En somme, les personnes concernées doivent consacrer leur énergie à leurs projets de vie ou à la recherche d’un emploi et non à des tâches administratives complexes.
La Première ministre Elisabeth Borne a confié à Jean-Christophe Combe la mission de définir la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté d’ici à la fin de l’année.
En juillet dernier, le comité d’évaluation de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté a publié son troisième rapport et a identifié trois priorités : éviter la reproduction sociale de la pauvreté, aider les personnes à sortir de la pauvreté par l’emploi et ne laisser personne en situation de grande pauvreté.
Pension alimentaire et AAH
Le ministre entend « lutter contre les inégalités de destin tout au long de la vie ».
Avant de préciser : « Je pense aux familles monoparentales, à la grande pauvreté ou encore à la question du vieillissement de la population ».
En France, 30% des familles monoparentales vivent dans la pauvreté et sont majoritairement des femmes. Aussi, dès le mois de novembre, la pension alimentaire minimale sera augmentée de 50%, annonce le ministre, avec l’objectif d’abaisser le taux de pauvreté de ces familles de deux points.
Avant même une réforme structurelle, le gouvernement a réagi rapidement cet été pour « protéger les citoyens les plus précaires » face à l’inflation, a tenu à rappeler M. Combe, via l’aide exceptionnelle de solidarité.
Cette allocation d’un montant de 100 euros par foyer, plus 50 euros par enfant, a été versée au mois de septembre aux personnes éligibles, à savoir les bénéficiaires de l’AAH, des APL, du RSA et les étudiants boursiers.
En France, si les prestations sociales sont souvent critiquées pour leur complexité administrative, le gouvernement semble vouloir les dépoussiérer.
Le 28 juillet dernier, après l’Assemblée nationale, le Sénat a définitivement adopté la déconjugalisation de l’Allocation adultes handicapées (AAH). Une revendication portée depuis des années par les associations et les personnes en situation de handicap.
En résumé, le ministre souhaite « un système qui donne plus à ceux qui ont moins ».