Le "mini sommet" met l'accent sur les nouveaux défis de l'UE [FR]
Après la signature du traité de Lisbonne, les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles pour discuter de la création d’un nouveau groupe de réflexion pour traiter des questions à long terme, l’approche européenne de la mondialisation et l’avenir des Balkans occidentaux.
Après la signature du traité de Lisbonne, les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles pour discuter de la création d’un nouveau groupe de réflexion pour traiter des questions à long terme, l’approche européenne de la mondialisation et l’avenir des Balkans occidentaux.
Les chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent à Bruxelles le 14 décembre, pour l’un des plus courts Conseils européens, d’après les diplomates. Néanmoins, les dirigeants européens sont déterminés à prouver que l’UE avance et vont débattre des questions les plus urgentes sur l’agenda européen :
- Groupe de réflexion
Le sommet doit créer un groupe de réflexion de haut niveau. L’idée de ce groupe des sages avait été lancée par le président français Nicolas Sarkozy. Ce groupe, composé de 12 membres, abordera les questions à long terme de l’UE, comme le renforcement du modèle social européen, l’Etat de droit, le développement durable, la sécurité internationale, les migrations, la lutte contre le réchauffement climatique, l’énergie, la lutte contre le terrorisme, ainsi que la mobilisation des citoyens.
Cependant, le groupe évitera la question des frontières définitives de l’UE, notamment le sujet sensible de l’adhésion de la Turquie, contrairement à ce qu’avait envisagé Nicolas Sarkozy. De même, le groupe des sages n’abordera pas les questions institutionnelles, ni la révision des politiques actuelles, ni le prochain cadre financier de l’UE.
- Déclaration sur la mondialisation
Une déclaration sur l’adaptation à la mondialisation dans l’intérêt de l’ensemble des citoyens et des entreprises doit être approuvée par les dirigeants européens lors du sommet. Ce projet de déclaration, posté sur BlogActiv, doit déterminer la manière dont l’UE va s’attaquer aux futurs défis économiques, sociaux, environnementaux, énergétiques et sécuritaires.
L’Union européenne fera pression pour accroître l’ouverture des marchés, ce qui devrait entraîner des avantages réciproques à condition que la concurrence soit juste et respecte les droits de propriété intellectuelle. Afin de stimuler le marché intérieur de l’Union, le projet explique que l’investissement dans la recherche, l’innovation et l’éducation devrait être renforcé pour devenir un stimulateur central de croissance et d’emplois et pour garantir que tous bénéficieront des opportunités de la mondialisation.
Concernant le changement climatique et l’énergie, le projet précise que l’UE sera à la hauteur de ses engagements très ambitieux adoptés en mars 2007 pour promouvoir les énergies renouvelables et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les conclusions du Conseil devraient également faire référence aux résultats de la récente conférence de Bali sur le changement climatique.
- Les Balkans occidentaux
Les dirigeants européens débattront également de l’engagement futur de l’UE dans les Balkans occidentaux, au moment où la région est confrontée à des défis importants, suite à l’échec des négociations sur le futur statut du Kosovo. La question sera abordée au Conseil de sécurité des Nations unies le 19 décembre.
D’après le projet de conclusions, consulté par EURACTIV, l’UE affirmera sa volonté d’assister le Kosovo sur le chemin d’une stabilité durable, notamment en accélérant les préparatifs de la mission de la PESD et de la création d’un Bureau civil international, comme élément de la présence internationale. Dans cette optique, l’UE offrira également au Kosovo une perspective européenne claire.
Cependant, les Etats membres sont toujours divisés sur la réponse à donner à l’imminente déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo. Alors qu’une majorité d’Etats membres est prête à reconnaître l’indépendance du Kosovo, d’autres pays, comme Chypre, la Grèce, la Slovaquie et l’Espagne, y restent fermement opposés.
D’après les diplomates britanniques, l’UE s’efforce de persuader le Kosovo de ne pas déclarer l’indépendance avant les élections serbes prévues mi-janvier, tout en cherchant l’unité dans ses propres rangs. Pourtant, un calendrier précis fait défaut à l’UE pour les semaines à venir.
Les dirigeants européens devraient également encourager la Serbie à remplir les conditions nécessaires à la signature rapide d’un Accord de stabilisation et d’association (ASA). L’UE devrait de nouveau faire part de sa confiance sur le fait que les progrès sur la voie de l’adhésion à l’UE, notamment le statut de candidat, pouvaient être accélérés.
Mais, selon les diplomates français, les Etats membres doivent encore déterminer si la pleine coopération de la Serbie avec le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie doit être une condition à la signature de l’ASA