Le menu du dîner des non-membres de la zone euro fut bien gardé

Les ministres des finances des dix pays qui ne font pas partie de la zone euro se sont réunis autour d'une table de restaurant à Bruxelles hier soir afin de trouver un terrain d'entente s'agissant de l'attitude à adopter face aux récents développements dans la zone.

EURACTIV.com
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Les ministres des finances des dix pays qui ne font pas partie de la zone euro se sont réunis autour d'une table de restaurant à Bruxelles hier soir afin de trouver un terrain d'entente s'agissant de l'attitude à adopter face aux récents développements dans la zone.

Ils sont toutefois restés extrêmement discrets sur la nature exacte de leurs discussions lors de cette réunion qui a eu lieu en même temps qu'une autre rassemblant leurs collègues de la zone euro.

Le ministre tchèque des finances, Miroslav Kalousek, a invité ses neuf homologues non membres de la zone euro à se réunir dans un hôtel dont le nom ne fut pas communiqué, pour leur seconde réunion du genre.

Leur première réunion avait eu lieu lors de la rencontre des ministres européens des finances à Luxembourg, sous la direction du ministre suédois des finances, Anders Borg.

Des diplomates ont confirmé que de jeunes conseillers s'étaient réunis au même moment à l'ambassade tchèque de Bruxelles pour aborder les mêmes thèmes que leurs ministres.

Bien mangé, peu parlé

Les diplomates sont toutefois restés très discrets quant à la nature exacte des débats.

L'un d'entre eux a confié à EURACTIV que cette réunion avait servi de préparation au Conseil « Affaires économiques et financières » (Ecofin) qui rassemble les ministres des finances des Vingt-Sept. Ils se seraient également rencontrés pour discuter des conclusions du sommet du G20 à Cannes la semaine dernière.

Un autre diplomate a affirmé que ce dîner aurait pour but d'aborder les « questions de gouvernance » restées sur la table après le dernier sommet de l'UE à Bruxelles. Il s'agirait notamment de l'éventuelle modification des traités visant à renforcer la zone euro et la possible nomination d'un ministre ou d'un commissaire de l'euro à Bruxelles.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de rester au second plan », a-t-il affirmé.

Même si ce genre de réunion risque de se reproduire, certains souhaitent les rendre officielles, selon un autre diplomate. Il a déclaré : « Trop de sujets nous opposent. Il s'agit surtout de discuter de nos priorités et de trouver un terrain d'entente. »

Les autres diplomates sont restés extrêmement prudents et ont refusé de faire le moindre commentaire. « Nous sommes invités à dîner sans arrêt, il s'agit juste d'un dîner comme un autre », a affirmé l'un d'entre eux.

Un autre diplomate présent n'a pas exclu la possibilité que ce type de réunions ait lieu sur une base ad hoc à l'avenir, plutôt que dans l'ombre de l'Ecofin.