Le marathon du pacte de l’immigration se poursuit

Déplacement du ministre de l’Immigration dans les capitales européennes, réunions techniques au ministère : les étapes se succèdent pour la définition du pacte sur l’immigration que la France veut proposer à ses partenaires européens lors de sa Présidence de l’UE.

Déplacement du ministre de l’Immigration dans les capitales européennes, réunions techniques au ministère : les étapes se succèdent pour la définition du pacte sur l’immigration que la France veut proposer à ses partenaires européens lors de sa Présidence de l’UE.

« C’est un défi qui s’impose à tous », s’est exclamé Brice Hortefeux au sujet de la gestion des flux migratoires lors de son déplacement à Chypre, lundi 31 mars.
A peine revenu de son voyage, et en partance pour Malte, Brice Hortefeux réalise un tour des capitales européennes pour mettre au point les grandes lignes de la proposition française sur l’immigration.

Priorité affichée de la Présidence française de l’UE, les grandes lignes du pacte n’ont pas évolué depuis l’annonce faite fin janvier 2008. Au menu, le renforcement des moyens aux frontières, l’organisation de l’immigration légale et la lutte contre l’immigration illégale ainsi que la définition d’une politique commune du droit d’asile.

« Tous les pays d’Europe sont concernés »

Le projet français reçoit un « excellent accueil » au sein de l’Union européenne, a déclaré le ministre à l’AFP à Nicosie. « Tous les pays d’Europe sont concernés par la question des flux migratoires », s’est-il justifié.

Au ministère, on murmure que le pacte aurait été initié afin de régler le problème des régularisations massives. On se rappelle que Nicolas Sarkozy s’était vivement opposé à celles opérées respectivement en 2003 et 2005 par l’Espagne et l’Italie.

La difficulté principale à laquelle se heurtera la France pour parvenir à un compromis sur ce pacte est la diversité des situations en Europe. Ainsi que le ministre l’a fait remarquer, « seulement cinq pays européens, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, concentrent 80% des flux migratoires. »

Des zones d’ombres

Pour autant, seules les grandes lignes du pacte sont aujourd’hui connues. Les détails restent encore le privilège des hauts fonctionnaires des pays européens qui participent aux réunions du ministère de l’Immigration.

Une première rencontre a eu lieu fin mars et la deuxième jeudi 2 avril. Portant sur le même sujet – migration  et asile – chacune a réuni une moitié des pays membres de l’UE.

Le calendrier est encore flou. Le pacte sera discuté par le Conseil des ministres de l’Union européenne dès le début de la Présidence française, mais une présentation formelle n’est pas attendue avant octobre 2008.