Le Luxembourg recherche des partenaires européens pour financer l'armement américain destiné à l'Ukraine
Le Grand-Duché recherche d'autres pays pour financer conjointement une enveloppe de 500 millions de dollars dans le cadre d'un accord dirigé par l'OTAN avec Washington.
Le Premier ministre luxembourgeois, Luc Frieden, a fait savoir que son pays envisageait de contribuer à un nouvel accord dirigé par l’OTAN. Celui-ci prévoit que les pays européens financent les livraisons d’armes américaines à l’Ukraine.
Un fonctionnaire de l’OTAN a expliqué à Euractiv qu’une nouvelle vague de promesses de la part des pays européens membres de l’OTAN d’acheter du matériel militaire américain pour l’Ukraine via l’initiative PURL, est attendue en septembre.
Le Luxembourg, le plus petit membre de l’alliance militaire, a décidé de participer au mécanisme PURL, comme l’a annoncé Luc Frieden, ce qui porte à neuf le nombre de pays participant officiellement au PURL.
Au cœur du mécanisme PURL se trouvent des ensembles d’équipements militaires américains d’une valeur de 500 millions de dollars (environ 428 millions d’euros), dont les plus importants sont peut-être les systèmes de défense aérienne Patriot, coûteux et difficiles à remplacer.
Le Premier ministre luxembourgeois a laissé entendre que son pays ne financerait pas à lui seul l’ensemble des 500 millions de dollars d’équipements militairs, mais qu’il était à la recherche de partenaires. Il n’a pas précisé le montant de la contribution luxembourgeoise.
« Nous financerons le paquet avec d’autres pays que nous devons encore identifier, un paquet d’armes déjà disponibles, en grande partie des armes américaines, que nous fournirons à l’Ukraine », a-t-il expliqué.
La Belgique a annoncé un financement de 100 millions d’euros vendredi, tandis que le Canada (500 millions de dollars), l’Allemagne (500 millions de dollars) et la Lituanie (30 millions de dollars) ont tous contribué à la PURL en août.
Les Pays-Bas se sont également engagés à financer l’intégralité d’une enveloppe de 500 millions de dollars au début de l’été, tandis que le Danemark, la Norvège et la Suède ont informé de leur intention de financer conjointement une tranche de 500 millions de dollars.
La Finlande et le Royaume-Uni ont exprimé leur intérêt pour le programme, mais n’ont pas encore indiqué de contributions.
L’aide militaire à l’Ukraine sera comptabilisée dans l’objectif de l’OTAN de 5 % du PIB pour les dépenses liées à la défense, conformément aux lignes directrices approuvées lors du sommet de l’OTAN qui s’est tenu en juin à La Haye.