Le lobbying français progresse lentement à Bruxelles [FR]

Selon un rapport de la chambre de commerce de Paris, les entreprises françaises se préoccupent de plus en plus des affaires européennes. Cependant, beaucoup reste à faire pour convaincre les décideurs que ce qui se décide à Bruxelles est vraiment important. 

Selon un rapport de la chambre de commerce de Paris, les entreprises françaises se préoccupent de plus en plus des affaires européennes. Cependant, beaucoup reste à faire pour convaincre les décideurs que ce qui se décide à Bruxelles est vraiment important. 

Selon un rapport de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP), les entreprises françaises commencent à prendre conscience de leurs lacunes en termes d’influence auprès des institutions européennes et de l’importance des affaires européennes et du lobbying.

Dans son dernier rapport de 2002, la CCIP a encouragé les Français à « se positionner sur des postes clefs dans les fédérations européennes ». Selon le CCIP, ce positionnement « semble avoir évolué favorablement » avec la nomination d’Ernest-Antoine Seillière à la tête de l’Union des industries de la Communauté européenne (UNICE) et de Pierre Simon à la tête d’Eurochambres, la fédération des Chambres de commerce européennes à Bruxelles. 

Le rapport souligne également les difficultés actuelles des lobbyistes français à utiliser l’anglais et souligne que le lobbying est encore « le privilège des grandes entreprises ». 

Le rapport recommande de communiquer davantage au sujet de l’influence positive du lobbying français à Bruxelles, notamment dans la presse. Il indique que les professionnels français ayant commencé à intégrer les méthodes de travail « à l’anglo-saxonne » doivent maintenant faire encore mieux et élaborer leurs propres méthodes. 

Mais surtout, le CCIP considère qu’il faut faire davantage d’efforts pour influencer… Paris. Le rapport indique: « Certains députés européens avouent avoir du mal à se faire entendre des députés nationaux » qui ont tendance à être mal informés sur les questions européennes. Le rapport ajoute: « Il est, par ailleurs, notable que le Ministre en charge des affaires européennes soit un simple Ministre délégué et non un Ministre d’Etat. »