Le groupe des sages de l’UE hésite à s’ouvrir au public [FR]

Le groupe de réflexion établi par les dirigeants de l’UE pour examiner l’avenir de l’UE doit désormais décider s’il travaillera à huis clos ou s’il s’ouvrira au public en demandant des contributions via Internet. C’est ce qu’a indiqué hier (21 janvier) le président du groupe Felipe Gonzalez.

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Le groupe de réflexion établi par les dirigeants de l’UE pour examiner l’avenir de l’UE doit désormais décider s’il travaillera à huis clos ou s’il s’ouvrira au public en demandant des contributions via Internet. C’est ce qu’a indiqué hier (21 janvier) le président du groupe Felipe Gonzalez.

M. Gonzalez, un éminent ancien homme d’Etat espagnol, a été « mis sur la sellette » par la commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen, de nombreux eurodéputés le pressant de consulter les citoyens européens pour leur faire regagner confiance en le projet européen. 

Les eurodéputés lui ont également conseillé de maintenir des contacts étroits avec les institutions européennes, et en particulier avec le Parlement. 

Parlant en espagnol et insistant sur le fait qu’il ne présentait que son point de vue personnel, M. Gonzalez a expliqué que le groupe n’a tenu qu’une seule réunion jusqu’à présent et que des doutes demeuraient encore quant à la question de savoir si sans être secret, son travail devait être discret ; ou, au contraire, devait être ouvert à l’ensemble de la société, de manière interactive. 

Une partie de ces doutes a déjà été levée, dans la mesure où nous souhaitons avoir un dialogue avec les institutions, avec la Commission et en particulier avec le Parlement, comme moyen d’avoir un dialogue avec les représentants des citoyens, a-t-il déclaré. 

M. Gonzalez a également indiqué que le groupe des sages tentera de répondre à deux grandes questions : comment l’Union peut-elle gagner en pertinence à l’égard de ses citoyens et envers le reste du monde.
Il a déclaré qu’il avait proposé un certain nombre de priorités, qu’il a exposé comme suit :

  • comment maintenir le modèle social européen de cohésion sociale au XXIème siècle, fondé sur l’agenda de Lisbonne, dont il estime les résultats insatisfaisants ;
  • l’énergie et le changement climatiques, qui requièrent de son point de vue une révolution dans l’utilisation des sources d’énergie. Il s’est également prononcé fortement en faveur de l’énergie nucléaire ;
  • les flux de migration, dans la perspective de répondre aux besoins démographiques du Vieux Continent ;
  • la réponse aux défis du terrorisme et du crime organisé ;
  • la réponse aux défis provenant des zones de conflit et d’Etats en déliquescence. A cet égard, il mentionne le Caucase et plusieurs scénarios possibles si l’Ukraine refuse à la Russie le renouvellement de son contrat de location pour le port de la mer Noire de Sebastopol, qui expire en 2017. 

M. Lambert a déclaré que son groupe offrira également des conseils sur la manière de tirer au mieux profit de la nouvelle administration américaine, et réfléchira aux notions d’identité et de valeurs européennes. 

Le président du groupe de réflexion s’est également prononcé fermement contre les projets de la précédente administration américaine visant à déployer un bouclier anti-missile dans des pays européens, déclarant qu’il n’avait personnellement jamais cru qu’un tel projet soit destiné à combattre des missiles provenant d’Iran. Il a également déclaré que ce serait une faute stratégique de pousser la Russie vers une nouvelle guerre froide. 

Par rapport aux récentes crises géorgienne et gazière, il a indiqué que le fléau de la gérontocratie soviétique était au moins prévisible. Il a qualifié la situation actuelle de suffisamment alarmante. 

Felipe Gonzalez a également indiqué que ceux qui ne souhaitent pas être dans l’Europe devraient pouvoir la quitter. Il a toutefois ajouté que les pays qui ont hésité à rejoindre l’UE savent qu’il fait plus froid dehors.