Le gouvernement suédois envisage de fournir à l’Ukraine des avions de combat Gripen
Le gouvernement suédois pourrait demander jeudi (14 septembre) aux forces armées du pays de déterminer les conditions d’un éventuel transfert d’avions de combat suédois Gripen à l’Ukraine.
Le gouvernement suédois pourrait demander jeudi (14 septembre) à ses forces armées de déterminer les conditions d’un éventuel transfert d’avions de combat suédois Gripen à l’Ukraine, ont révélé les médias suédois mardi (12 septembre).
Les discussions sur la livraison d’avions de combat à l’Ukraine se sont multipliées ces derniers mois, suscitant l’espoir de Kiev de renverser le cours de la guerre et de compenser son désavantage stratégique par rapport à la Russie.
Le gouvernement suédois demande désormais aux forces armées d’évaluer l’impact du transfert d’avions de combat Gripen sur la capacité de défense de la Suède et la rapidité avec laquelle le pays peut recevoir de nouveaux avions de remplacement.
Les forces armées suédoises doivent donner leur réponse en novembre, date à laquelle le gouvernement pourra décider d’envoyer ou non les Gripen à l’Ukraine, a rapporté Radio Ekot.
Le média précise que Kiev souhaite recevoir une flotte de 16 à 18 Gripen.
À la fin du mois d’août, Magdalena Andersson, l’ancienne Première ministre et actuelle chef de file de l’opposition suédoise, a demandé au gouvernement d’approuver la livraison de Gripen à l’Ukraine.
Elle a toutefois fait remarquer que l’adhésion de la Suède à l’OTAN serait une condition préalable à la fourniture de Gripen à l’Ukraine.
Les pilotes ukrainiens ont déjà commencé leur formation de familiarisation sur les chasseurs suédois, et la fourniture de ces appareils a été discutée lors de la visite du président Volodymyr Zelenskyy en Suède le mois dernier.
A ce stade, l’actuel Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a toutefois déclaré que le pays avait besoin de ces chasseurs pour sa propre défense et qu’il n’était pas prévu de les transférer à l’Ukraine.
« La Suède est un pays géographiquement étendu, nous devons nous défendre. Nous ne faisons pas encore partie de l’OTAN », a déclaré Ulf Kristersson à TV4 le mois dernier.