Le gouvernement grec introduit de nouveaux frais hospitaliers
Le ministre grec de la Santé, Adonis Georgiadis, est vivement critiqué depuis qu'il a imposé de nouveaux frais hospitaliers en ce début d'année.
Le ministre grec de la Santé, Adonis Georgiadis, est vivement critiqué depuis qu'il a imposé de nouveaux frais hospitaliers en ce début d'année.
Les patients grecs dont le salaire dépasse 11 000 euros par an devront payer 25 euros à chaque fois qu'ils iront dans un hôpital public.
Cette mesure a été adoptée en vue de trouver une nouvelle source de recettes dans le cadre du programme d'austérité gouvernemental dans le secteur de la santé. Une fois n'est pas coutume, l’un des partis de la coalition, le PASOK, a vertement critiqué cette initiative, selon le journal national Ekathimerini.
Le parti d'opposition Syriza et la Gauche démocrate ont demandé l’abandon des frais de 25 euros, même si le gouvernement avait annoncé ses intentions il y a des mois.
Adonis Georgiadis a demandé aux détracteurs de cette mesure de venir avec leurs propres propositions pour lever des fonds dans le secteur de la santé.
« Ce que nous sommes en train de dire c'est que quelqu'un paiera des frais une fois tous les 10 ans […] Les hôpitaux pourront dès lors acheter des médicaments pour les pauvres », déclare Adonis Georgiadis.
Le 7 janvier, le ministre de la Santé et le PASOK ont tenu une réunion officielle afin de discuter de ce sujet. Les créanciers internationaux de la Grèce ne s’opposent pas à l’abandon du projet tant que d'autres mesures sont mises en place pour trouver des fonds. Par exemple, les patients pourraient payer plus en cas de diagnostics coûteux tels qu'une tomodensitométrie ou un scanner par imagerie par résonance magnétique.
Le système de santé grec fait l'objet d'énormes pressions depuis le début de la crise financière mondiale en 2007. En novembre, les cliniques grecques privées ont menacé de ne plus accepter les patients assurés auprès de l’Organisation nationale des services de santé (l'EOPYY), la principale assurance santé du pays. Motif : l'organisation publique doit 800 millions d'euros aux établissements privés.
Selon les estimations, six millions de Grecs ne sont pas assurés et n'ont pas accès à des soins médicaux.