Le gouvernement français soutient l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution
Alors que la Cour Suprême des États-Unis a révoqué le droit fédéral à l’avortement le 24 juin, les députés de la majorité ont annoncé déposer une proposition de loi pour inscrire l’accès à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution.
Alors que la Cour Suprême des États-Unis a révoqué le droit fédéral à l’avortement vendredi (24 juin), les députés de la majorité ont annoncé déposer une proposition de loi pour inscrire l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution française.
Les juges de la Cour Suprême des États-Unis ont révoqués vendredi (24 juin) le droit à l’avortement. Ce dernier était consacré au niveau fédéral depuis 1973 et l’arrêt « Roe v. Wade » de 1973. Désormais, il incombe aux États fédérés de choisir seuls s’ils souhaitent autoriser cette pratique médicale sur leur territoire.
Les premières réactions des dirigeants du monde occidental ne se sont pas fait attendre. À commencer par celle du président de la République française.
Exprimant sur twitter « sa solidarité avec les femmes dont les libertés sont aujourd’hui, remises en cause », Emmanuel Macron rappelle que « l’avortement est un droit fondamental pour toutes les femmes » et qu’il « faut le protéger ».
En ce sens, dès samedi (25 juin), la présidente du groupe parlementaire du parti présidentiel Renaissance (ex-LREM), Aurore Berger, a annoncé le dépôt d’une proposition de loi pour inscrire l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution française.
« Le gouvernement soutiendra avec force cette proposition de loi » ajoute, sur Twitter, la Première ministre, Elisabeth Borne.
Face à cette mesure qu’elle salue, l’opposition de gauche rappelle qu’elle l’avait déjà proposé en 2019. Sans succès, puisque le parti LREM, ainsi que les partis de droite, avaient voté contre cette proposition.
La cheffe de file des députés du parti de gauche La France Insoumise (LFI), Mathilde Panot, a annoncé que son alliance NUPES (LFI-PS-EELV) allait déposer, dès ce lundi (27 juin), une proposition de loi pour inscrire l’IVG dans la Constitution.
À l’extrême-droite, le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, note sur Twitter que « aucun mouvement politique sérieux ne remet en cause en France la loi Veil (qui consacre l’IVG) ».
Par ailleurs, selon une étude de Kantar pour la Fondation des Femmes et le groupe MGEN d’avril 2021, 93% des Français se disent « attachés » au droit à l’IVG. 81% pensent également qu’il faudrait encore faire progresser l’accès à ce droit.