Le gouvernement finlandais à un cheveu de la démission

Si les règles du gouvernement sont enfreintes une fois de plus, il n’y aura plus de gouvernement, a prévenu le Premier ministre Sanna Marin après une journée agitée au Parlement et une réunion entre cinq chefs de parti, mercredi (7 décembre).

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The 74th Session of the Nordic Counci
La Première ministre finlandaise Sanna Marin à Helsinki le 1er novembre 2022. [EPA-EFE/KIMMO BRANDT]

Si les règles du gouvernement sont enfreintes une fois de plus, il n’y aura plus de gouvernement, a prévenu la Première ministre Sanna Marin après une journée agitée au Parlement et une réunion entre cinq chefs de parti, mercredi (7 décembre).

De la fiscalité jusqu’aux droits du peuple Sami, le gouvernement a tâtonné tout au long de l’automne. La dernière crise a éclaté lorsque le Parti du centre, qui fait partie de la coalition au pouvoir, a voté avec l’opposition d’abord en commission puis au parlement, pour amender la loi sur la protection de la nature.

Ce comportement a rendu furieux les quatre autres partis gouvernementaux, les sociaux-démocrates, l’Alliance de gauche, la Ligue verte et le Parti populaire suédois.

Plus que le vote lui-même, il s’agissait d’une question de principe et de convention. L’usage voudrait que les partis au gouvernement défendent leurs propositions devant le parlement, surtout si elles ont été préalablement approuvées à l’unanimité.

Ce qui maintient l’unité du cabinet, c’est la pression extérieure. Pour assurer et finaliser l’adhésion à l’OTAN et pour faire face à la crise énergétique, le pays a besoin d’un gouvernement qui fonctionne. Les élections d’avril offriront la possibilité de faire table rase et de repartir sur de nouvelles bases.