Le gouvernement annonce un dispositif d’aide pour les personnes en situation de vulnérabilité mentale
Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, a annoncé une nouvelle aide pour garantir les droits des personnes souffrant d’une déficience intellectuelle, alors que s'ouvre à Paris ce mardi (5 octobre) le sommet mondial de la santé mentale.
Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, a annoncé une nouvelle aide pour garantir les droits des personnes souffrant d’une déficience intellectuelle, alors que s’ouvre à Paris ce mardi (5 octobre) le sommet mondial de la santé mentale.
Le gouvernement souhaite élargir le dispositif de Prestation de compensation du handicap (PCH), jusqu’à présent réservé aux personnes présentant un handicap physique. Le PCH sera désormais ouvert aux personnes souffrant de problèmes de santé psychique, mentale, avec un trouble cognitif ou un trouble du neuro-développement.
Ces personnes pourront bénéficier d’une aide humaine pour effectuer des tâches de leur vie de tous les jours, comme faire leurs courses ou s’occuper de leurs démarches administratives. Le but est de « faire cesser une discrimination dans l’accès aux droits», et de « garantir la participation à la vie sociale », a précisé dans un communiqué Sophie Cluzel.
Le futur dispositif sera d’abord testé dans les trois départements des Ardennes, de la Gironde et des Vosges, avant d’être effectif dans l’ensemble de la France en février prochain.
Cette annonce, longtemps réclamée par les associations et les familles, intervient alors que se déroule en France le troisième sommet mondial sur la santé mentale, où l’accent est mis sur la prise en charge des droits de personnes en situation de vulnérabilité.
Après Londres en 2018 et Amsterdam en 2019, l’édition 2021 « Mind our rights, now ! » réunit Olivier Véran, ministre de la Santé, Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, et Roxana Maracineanu, ministre déléguée chargée des Sports.
Une vingtaine de ministres étrangers seront également présents ainsi que l’ONU, l’Unicef, l’OCDE et plus de 2000 participants. « Il y a un véritable mouvement d’intérêt et d’enthousiasmes pour ce rendez-vous à Paris », se félicite Frank Bellivier, délégué ministériel à la Santé mentale et Psychiatrie.
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« Sortir le handicap psychique de l’invisibilité »
Deux champs d’action seront à l’étude : les stratégies pour limiter les pratiques portant atteinte aux droits des personnes en situation de vulnérabilité mentale, et le développement d’outils pour aider ces personnes dans leur capacité à faire valoir leur droit. La question de la santé mentale dans la santé globale sera également étudiée.
Le cabinet de Sophie Cluzel se dit « très sensible » à ce sujet et veut « sortir le handicap psychique de l’invisibilité ».
Avant de préciser : « Le système de soin peut être distant pour ces personnes en situation de vulnérabilité mentale. Nous devons développer le « aller vers » : il faut créer des circuits, une communauté médicale, aller vers ces personnes ».
Les échanges prévus mardi (5 octobre) et mercredi (6 octobre) doivent permettre de réfléchir à des solutions pour faciliter un accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité vers la pleine autonomie. La présence de ministres de différents pays est l’opportunité de partager des expériences pour faciliter la coopération transnationale.
« Ce sommet s’inscrit dans une volonté internationale d’échanger », pour « trouver des solutions innovantes », appuie le cabinet du ministre de la Santé.
Ensemble, les cabinets d’Olivier Véran et de Sophie Cluzel souhaitent une « inclusion plus globale » des personnes souffrant de pathologie de santé mentale en France, dans des domaines tels que l’emploi, les loisirs, la vie familiale, les transports publics ou encore le logement. « C’est une problématique de notre politique de soutien aux droits humains », complète le cabinet d’Olivier Véran.
Dans les mois qui arrivent, Olivier Véran ambitionne de porter au-delà des frontières françaises les questions de santé mentale et souhaite profiter de la très prochaine présidence française de l’UE, à partir de janvier 2022, pour alerter la Commission européenne sur la problématique des droits en santé mentale.
« La proximité de la présidence française de l’UE nous engage à inscrire cette problématique collectivement à l’agenda européen et international », conclut son cabinet.