Le gouvernement allemand trouve un accord sur les systèmes de chauffage

Une loi controversée interdisant l’utilisation de systèmes de chauffage à combustibles fossiles sera soumise au Parlement allemand cette semaine. C’est ce qu’ont annoncé mardi (13 juin) les présidents des partis de la coalition tripartite allemande, mettant fin à un différend de plusieurs mois.

EURACTIV Allemagne
Berlin
Jusqu’à la fin de l’après-midi, il n’était pas certain que la législation soit présentée au Parlement cette semaine comme prévu, d’autant plus que plusieurs médias avaient rapporté que les négociations menées tout au long de la nuit entre les présidents des partis n’avaient pas abouti. [[Shutterstock/Lightspruch]]

Une loi controversée interdisant l’utilisation de systèmes de chauffage à combustibles fossiles sera soumise au Parlement allemand cette semaine. C’est ce qu’ont annoncé mardi (13 juin) les présidents des partis de la coalition tripartite allemande, mettant fin à un différend de plusieurs mois et au blocage des affaires gouvernementales.

La législation constitue une politique phare des Verts et est censée fixer des objectifs en matière d’énergie renouvelable pour les systèmes de chauffage, interdisant de fait les nouveaux systèmes de chauffage au gaz.

Cependant, les préoccupations du FDP (centre droit) et du SPD (centre-gauche) concernant les sources d’énergie autorisées et la charge qu’une telle loi représente pour les consommateurs ont déclenché une vive dissension qui a entravé les travaux du gouvernement pendant des semaines. Le FDP a finalement bloqué un vote parlementaire sur la question, mettant en péril l’objectif de promulguer la loi d’ici l’été.

« Nous sommes parvenus à un accord à l’issue de négociations fiables menées ces derniers jours », a annoncé mardi après-midi Rolf Mützenich, président du SPD au Parlement, lors d’une déclaration commune des trois partis. Cet accord permettra de rétablir le calendrier initial de la loi et de désamorcer une crise gouvernementale imminente.

Dans le cadre du compromis, des dispositions clés de la législation « n’entreront pas en vigueur avant 2028 », selon Christian Dürr, président du FDP.

Jusqu’à la fin de l’après-midi, il n’était pas certain que la législation soit présentée au Parlement cette semaine comme prévu, d’autant plus que plusieurs médias avaient rapporté que les négociations menées tout au long de la nuit entre les présidents des partis n’avaient pas abouti. En outre, le point manquait clairement à l’ordre du jour de la session de mardi.

M. Mützenich a souligné l’importance d’une intervention de dernière minute du chancelier Olaf Scholz (SPD), du ministre de l’Économie Robert Habeck (Verts) et du ministre des Finances Christian Lindner (FDP) mardi après-midi, déclarant que « la présence de membres du gouvernement a été utile ».

M. Habeck, qui est à l’origine de cette politique, s’est dit soulagé par cet accord, estimant qu’il s’agissait d’une « occasion de pacifier le débat » et qu’il était important de « restaurer la capacité d’action du gouvernement ».

Néanmoins, la paix durement gagnée par la coalition reste fragile, car le désaccord entre M. Lindner et les Verts sur le budget 2024 s’intensifie. Mardi, les ministres écologistes ont continué à refuser de réduire les dépenses de leurs ministères, malgré l’intervention du chancelier allemand.