Le gouvernement allemand favorable à un contrôle aux frontières extérieures de l’UE
Les réfugiés arrivant dans l’UE devraient être soumis à des procédures d’asile aux frontières extérieures de l’Union. La nouvelle position de Berlin dans le cadre du pacte européen sur la migration et l’asile prévoit également la relocalisation des migrants entre les États membres.
Les réfugiés arrivant dans l’UE devraient être soumis à des procédures d’asile aux frontières extérieures de l’Union. La nouvelle position de Berlin dans le cadre du pacte européen sur la migration et l’asile prévoit également la relocalisation des migrants entre les États membres de l’Union européenne.
Alors que des discussions interinstitutionnelles sur le pacte européen se poursuivent depuis environ un mois entre les ministres de l’UE et le Parlement européen, le gouvernement tripartite allemand n’a adopté une position commune qu’au cours de ce week-end (29-30 avril).
La coalition s’est mise d’accord sur l’ensemble des lois proposées par la Commission européenne, a confirmé dimanche (30 avril) soir la ministre de l’Intérieur Nancy Faeser.
Selon Mme Faeser, Berlin fera pression pour que les « procédures d’asile » soient lancées « aux frontières extérieures de l’UE » avant que les demandeurs d’asile n’aillent plus loin dans un certain pays.
« L’inscription, l’enregistrement et l’identification des réfugiés auront donc déjà lieu [en dehors de l’UE] », a-t-elle expliqué à la télévision publique allemande.
Les migrants pourraient être retenus à la frontière de l’UE pendant une période pouvant aller jusqu’à 12 semaines si nécessaire, a-t-elle ajouté.
Dans le même temps, le gouvernement allemand fera pression pour que les autres États membres de l’UE fassent preuve de solidarité et prennent en charge les demandeurs d’asile des pays situés en première ligne, comme la Grèce ou l’Italie.
Le compromis de la coalition semble refléter grosso modo les propositions de la Commission, bien que Mme Faeser ait laissé des questions clés en suspens. Il n’est pas encore clair si ce sont les procédures d’asile régulières ou seulement les premières vérifications qui seraient effectuées aux frontières extérieures de l’UE.
L’exécutif européen avait également proposé des contrôles plus stricts aux frontières extérieures, combinés à un mécanisme de solidarité entre les États membres de l’UE en ce qui concerne la répartition des migrants.
Par ailleurs, Mme Faeser s’est montrée optimiste quant à la possibilité de conclure les négociations sur le paquet de réformes avant les élections européennes du printemps 2024. « Nous sommes maintenant témoins d’un élan historique », a-t-elle affirmé.