Le futur leader socialiste autrichien critiqué pour ses propos anti-européens
Andreas Babler est confronté à des réactions négatives après la publication d’une vidéo de 2020 le montrant en train de tenir des propos anti-européens, ce qui pèse sur sa candidature à la direction du parti socialiste juste avant la conférence décisive du SPÖ qui aura lieu samedi.
Andreas Babler est confronté à des réactions négatives après la publication d’une vidéo de 2020 le montrant en train de tenir des propos anti-européens, ce qui pèse sur sa candidature à la direction du parti socialiste juste avant la conférence décisive du SPÖ qui aura lieu samedi (3 juin).
La vidéo de 2020, qui a fait surface juste avant que M. Babler n’affronte Hans Peter Doskozil, un partisan de la ligne dure en matière d’immigration, samedi, montre M. Babler qualifiant l’UE d’« alliance militaire agressive » et de « pire que l’OTAN ». Ses commentaires dans la vidéo ont également suscité des critiques dans ses propres rangs, étant donné que le parti a gardé une orientation pro-européenne de base au fil des ans.
« La formulation est peut-être exagérée, mais au lieu de discuter d’arguties sémantiques, nous ferions mieux de parler de la manière dont nous pouvons rendre l’UE plus sociale et plus proche de ses citoyens », a écrit M. Babler dans une déclaration.
De graves violations des droits humains ont lieu aux frontières extérieures de l’Europe, et le chômage et la pauvreté se sont aggravés, ce qui a renforcé le populisme de droite à travers l’Europe, a-t-il critiqué. Il a souligné n’être « en aucun cas en faveur d’une sortie de l’UE » mais être très favorable à une réforme des traités de l’UE.
Pamela Rendi-Wagner, qui dirigeait le SPÖ en tant que parti d’opposition depuis 2018, a récemment annoncé qu’elle se retirait complètement de la vie politique après que les membres du parti l’ont placée en troisième position dans la course à la direction du parti, qui était jusqu’alors tricéphale.
Les 609 délégués du parti, issus des syndicats, des organisations internes au parti et des États fédéraux, décideront samedi qui de M. Babler ou de M. Doskozil est apte à assumer le rôle de leader. Les délégués votent à bulletin secret et le leader est couronné si une majorité absolue est atteinte.