Le Fonds vert pour le climat frôle son objectif de 10 milliards de dollars
Lancé à Copenhague, le Fonds Vert pour le climat s’est vu confirmer cette semaine des promesses de dons de l’ordre de 9,3 milliards de dollars (soit 7,4 milliards d'euros).
Lancé à Copenhague, le Fonds Vert pour le climat s’est vu confirmer cette semaine des promesses de dons de l’ordre de 9,3 milliards de dollars (soit 7,4 milliards d’euros).
Ce fonds a été mis en place par l’ONU pour aider les pays en développement à combattre le changement climatique ; il devait en théorie atteindre 100 milliards de dollars d’ici 2020. Cette levée de fonds est toutefois la première.
Le résultat s’approche néanmoins de l’objectif réaliste de 10 milliards que s’était fixé ONU.
>>Lire : Le financement du Fonds vert décolle avec l’annonce des Etats-Unis
La Commission n’abonde pas au Fonds vert, à l’instar de nombreux pays et organisations : la Belgique, l’Australie, le Canada ou l’Irlande se désintéressent du sujet.
Mais pour la première fois, certains pays ont développement ont annoncé une contribution, parfois symbolique mais qui exprime leur engagement. C’est le cas de la Mongolie, qui a versé 50.000 dollars, ou du Panama, qui apporte un million de dollars.
« Le résultat aujourd’hui de la capitalisation du Fonds vert pour le climat est un signe indéniable de renforcement de la confiance de la plus haute importance », s’est réjouie Héla Cheikhrouhou, la directrice exécutive du GCF.
Mis en place en 2010 par les parties prenantes à la Convention-cadre de l’Onu sur les changements climatiques (CCNUCC), le Fonds vert pour le climat est un mécanisme financier qui doit permettre aux pays en développement de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et de se préparer aux effets du changement climatique (canicules, montée des eaux des océans, érosion accélérée).
États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni et Japon principaux contributeurs
Les nations en développement espéraient un objectif de 15 milliards de dollars.
En septembre, lors du sommet Climat organisé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, la France a annoncé une contribution d’un milliard de dollars, une somme équivalente à l’engagement de l’Allemagne.
Barack Obama a annoncé ce week-end au sommet du G20 à Brisbane, en Australie, que les États-Unis verseraient trois milliards de dollars; le Japon s’est engagé lui à hauteur de 1,5 milliard de dollars. La Grande-Bretagne a annoncé jeudi qu’elle verserait 1,1 milliard de dollars, l’Italie 310 millions. Ces 5 grands donateurs représentent les deux tiers du Fonds vert pour l’instant.
L’étape franchie cette semaine est un grand pas en avant, même si les PVD pourraient la considérer comme décevante. Pour Prakash Mathema, président du groupe des pays les moins développés, la prise en compte de la vulnérabilité des pays les plus pauvres est essentielle.
Il y a un an, le Fonds vert se trouvait en effet bloqué par l’absence de contributions.
>>Lire : Réunion du Fonds vert sur fond de panne de financement