Le FMI signale une vulnérabilité accrue des banques de la zone euro
Dans son rapport sur la stabilité financière mondiale, le Fonds appelle les banques européennes à se recapitaliser pour faire face à des pertes potentielles en hausse.
Dans son rapport sur la stabilité financière mondiale, le Fonds appelle les banques européennes à se recapitaliser pour faire face à des pertes potentielles en hausse.
La crise de la dette dans la zone euro a accru de 300 milliards d’euros l’exposition au risque des banques, estime le Fonds monétaire international (FMI).
Ce chiffre tient compte de la baisse des prix des actifs des banques et de la hausse des coûts de financement, précise-t-il.
Recapitalisations
Dans son Rapport sur la stabilité financière mondiale, il recommande aux banques européennes d’augmenter leurs fonds propres.
Leurs besoins en capitaux devront être déterminés par des stress tests, ajoute-t-il, estimant qu’un recours à des fonds publics pourrait s’avérer « nécessaire ».
Fin août, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, s’était attirée les foudres de plusieurs dirigeants européens en appelant à une recapitalisation « substantielle » des banques de la zone euro.
La Commission européenne a également déclaré, mardi 20 septembre, que de nouvelles banques allaient vraisemblablement devoir être recapitalisées.
Stabilité financière
Les risques pour la stabilité financière ont augmenté « substantiellement », estime l’institution de Washington.
Des banques de certains pays ne peuvent d’ores et déjà plus accéder au marché de financement privé, poursuit-elle, ce qui alimente la possibilité d’un gel plus large du marché interbancaire.
Par ailleurs, le Fonds estime que les dégâts provoqués par la crise européenne pourraient se propager aux banques des pays émergents, notamment en Amérique latine où elles sont les plus vulnérables.
Banques italiennes
Après trois banques françaises la semaine dernière, 15 établissements italiens ont été déclassés par Standard & Poor’s, mercredi 21 septembre.
L’agence de notation a abaissé la note de crédit de sept banques italiennes, dont Mediobanca et Intesa Sanpaolo. Elle a également revu à la baisse sa perspective, de stable à négative, sur huit autres banques.