Le contrôle des frontières pourrait coûter 10 milliards par an à l'Allemagne
Alors que la crise des réfugiés continue, le ministre de l’Intérieur allemand, Thomas de Maizière, veut prolonger les contrôles aux frontières en février et au-delà. Une décision qui pourrait coûter à l’Allemagne la bagatelle de 10 milliards d’euros par an. Un article d’EURACTIV Allemagne.
Alors que la crise des réfugiés continue, le ministre de l’Intérieur allemand, Thomas de Maizière, veut prolonger les contrôles aux frontières en février et au-delà. Une décision qui pourrait coûter à l’Allemagne la bagatelle de 10 milliards d’euros par an. Un article d’EURACTIV Allemagne.
Les grands pontes de l’économie allemande ont tiré la sonnette d’alarme : les contrôles intensifs des frontières internes de l’UE pourraient engendrer de lourdes pertes financières. Le chef de la chambre de commerce allemande (DIHK), Martin Wansleben, a déclaré au Rheinische Post qu’avec « l’afflux, le temps d’attente et la bureaucratie supplémentaire » l’économie allemande pourrait vite perdre 10 milliards d’euros.
« L’Europe a besoin de frontières ouvertes et de biens qui circulent », a déclaré le président de la chambre de l’Industrie, Hans Peter Wollseifer, au même journal le 21 janvier. Selon lui, les mesures pourraient avoir un effet « inimaginable ».
Reiner Hoffmann, responsable de la fédération des syndicats allemands, craint que les États membres ne s’isolent au beau milieu de la crise. « L’ouverture des frontières internes est l’élément vital de l’économie européenne. Ces frontières ne doivent pas être bloquées », a-t-il déclaré.
Les temps d’attente prolongés aux frontières sont « toxiques », a ajouté Reiner Hoffmann. L’Union chrétienne sociale (CSU) a réagi à l’annonce selon laquelle l’Allemagne a accueilli un million de réfugiés l’année dernière en appelant à davantage de mesures. Le pays a d’abord réintroduit le contrôle aux frontières de manière temporaire en septembre, après l’arrivée en Bavière de milliers de réfugiés arrivant d’Autriche.
Le ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière (CDU), a assuré à la télé allemande que les contrôles aux frontières ne seraient pas levés de sitôt.