Le Conseil de l'Europe soutient les langues minoritaires au Royaume-Uni [FR]
Le 15 mars 2007, le Conseil de l'Europe a rendu public le deuxième rapport sur la situation des langues minoritaires au Royaume-Uni, soulignant que l'irlandais, l'écossais, l'écossais d'Ulster, le cornique et le gaélique mannois devaient être davantage soutenus.
Le 15 mars 2007, le Conseil de l’Europe a rendu public le deuxième rapport sur la situation des langues minoritaires au Royaume-Uni, soulignant que l’irlandais, l’écossais, l’écossais d’Ulster, le cornique et le gaélique mannois devaient être davantage soutenus.
Le Comité des ministres a appelé le Royaume-Uni à créer et mettre en oeuvre des politiques globales de l’enseignement pour les langues irlandaise et gaélique d’Ecosse, et à développer davantage l’enseignement en gallois. Il demande également au gouvernement britannique :
- de mettre en place une politique globale de la langue irlandaise
- de renforcer son soutien à la presse écrite de langue irlandaise et gaélique d’Ecosse
- d’améliorer l’offre de services en gallois dans les établissements de soins et de services sociaux
- de faire des efforts pour renforcer la position de l’écossais et de l’écossais d’Ulster.
Ce rapport a été élaboré par un Comité d’experts indépendants qui évalue la mise en œuvre de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, qui est entré en vigueur au Royaume-Uni en juillet 2001.
Les langues régionales ou minoritaires protégées par la Charte au Royaume-Uni sont le gallois, le gaélique d’Ecosse, l’irlandais, l’écossais, l’écossais d’Ulster, le cornique et le gaélique mannois.
Le rapport de 86 pages souligne que c’est aux autorités en place de remplir les objectifs de la Charte concernant la reconnaissance et le respect de la valeur des langues minoritaires, mais que le gouvernement central est responsable en dernier lieu pour l’application de la Charte.
Ce document révèle également les grandes différences de traitement des langues minoritaires à travers le pays.
Renforcer la qualité de l’information offrirait de meilleures perspectives à la plupart des langues minoritaires, selon les conclusions des ministres : « Pour certaines de ces langues, aucune information fiable n’est disponible concernant le nombre de personnes qui les parlent et leur niveau de compétence linguistique; il serait utile d’inclure cette question dans les futurs recensements de la population. »
Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe situé à Strasbourg a déclaré que les autorités britanniques devaient prendre des mesures dans ce domaine « en priorité ».