Le chancelier allemand Olaf Scholz perd le vote de confiance au Bundestag
Sans surprise, la majorité des députés du Bundestag, l'assemblée parlementaire allemande, a voté contre le chancelier Olaf Scholz lors du vote de confiance lundi 16 décembre, confirmant ainsi les élections anticipées du 23 février prochain.
Sans surprise, la majorité des députés du Bundestag, l’assemblée parlementaire allemande, a voté contre le chancelier Olaf Scholz lors du vote de confiance lundi 16 décembre, confirmant ainsi les élections anticipées du 23 février prochain.
La semaine dernière, le chancelier allemand Olaf Scholz avait demandé le premier vote de confiance depuis près de 20 ans, après l’effondrement de son gouvernement de coalition en novembre. Le vote est une étape nécessaire pour ouvrir officiellement la voie à des élections anticipées.
Selon les résultats du vote par appel nominal, 207 députés ont voté en faveur du chancelier, ce qui est inférieur à la majorité absolue de 367 voix sur les 733 membres de la chambre basse. 394 députés ont voté contre et 116 se sont abstenus.
La coalition d’Olaf Scholz, en proie à des luttes internes, a perdu sa majorité après le départ de l’un de ses partenaires, le Parti libéral-démocrate (FDP, Renew), à la suite d’une querelle sur la politique économique.
Il était attendu que le FDP et les partis d’opposition, y compris les chrétiens-démocrates (CDU/CSU, PPE), votent contre Olaf Scholz. Le propre parti du chancelier, les sociaux-démocrates (SPD, S&D), qui comptent 207 députés, devaient voter pour.
Les Verts, le dernier partenaire de coalition du chancelier, avaient indiqué qu’ils s’abstiendraient, ce qui aurait permis d’éviter un scénario dans lequel les députés de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD/ESN), parti d’extrême droite, voteraient pour Olaf Scholz afin de contrecarrer ses projets d’élections anticipées.
Les détails sur le vote de chaque député sont attendus plus tard.
Olaf Scholz devrait maintenant demander au président allemand Frank-Walter Steinmeier de dissoudre le Bundestag afin que de nouvelles élections puissent être organisées en février. Selon le calendrier présenté par Olaf Scholz à l’issue des discussions avec le président allemand et l’opposition, la dissolution est prévue pour le 27 décembre.