L'Autriche fait pression pour l'interdiction des fourrures dans l'UE avant la décision de la Commission

L'exécutif européen doit se prononcer ce mois-ci sur l'avenir de l'élevage d'animaux à fourrure.

EURACTIV.com
Disaster In Denmark As Covid-19 Mutation Detected On Mink Farms
Disaster In Denmark As Covid-19 Mutation Detected On Mink Farms [Ole Jensen/Getty Images]

L’Autriche fait pression pour obtenir une interdiction à l’échelle de l’UE de l’élevage d’animaux à fourrure, ainsi que de la vente de ces produits et de leur importation depuis l’extérieur de l’Union, selon un document consulté par Euractiv, quelques semaines avant que la Commission européenne ne dévoile ses plans qui détermineront l’avenir de ce secteur.

La Commission devrait annoncer ce mois-ci si elle interdira totalement l’élevage d’animaux à fourrure, après une période de transition, ou si elle proposera plutôt des normes plus strictes pour améliorer le bien-être animal.

Vienne a diffusé cette note avant une réunion des chefs des services vétérinaires des pays de l’UE jeudi, arguant que la Commission devrait mettre fin à cette pratique. Selon elle, une interdiction totale apporterait une plus grande clarté juridique et permettrait de meilleurs systèmes d’indemnisation pour les éleveurs qu’un régime basé sur des normes de bien-être plus strictes.

La note fait valoir que la plupart des pays de l’UE ont déjà interdit totalement ou partiellement l’élevage de visons, de renards roux et polaires, de chiens viverrins et de chinchillas. La plupart des élevages de fourrure restants sont situés en Finlande, en Pologne et en Grèce. L’Autriche note également que le secteur n’est plus rentable depuis plusieurs années, avec des ventes comparables à celles de l’industrie de la location de vidéos, depuis longtemps obsolète, soit environ 183 millions d’euros en 2024.

Un rapport publié l’année dernière par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l’organisme de surveillance de la sécurité alimentaire de l’UE, a conclu qu’il était pratiquement impossible d’améliorer le bien-être des carnivores élevés pour leur fourrure dans les conditions d’élevage actuelles. L’évaluation de l’EFSA fait suite à une initiative citoyenne européenne couronnée de succès en 2024, qui a recueilli plus de 1,5 million de signatures.

https://www.euractiv.com/news/eu-a-step-closer-to-fur-farming-ban-after-damning-agency-report/#:~:text=

Les élevages d’animaux à fourrure sont déjà en difficulté, ce qui aggrave encore la situation du secteur.&text=L’autorité européenne de sécurité des aliments, afin de proposer des restrictions à l’échelle de l’UE.