L’Autriche et la Finlande disent « non » à toute nouvelle dette commune
L’Autriche et la Finlande ont uni leurs forces pour dénoncer tout nouveau round de dette commune européenne, alors que d'autres pays membres, en premier lieu la France, sont largement en faveur, dans le cadre de plan industriel vert de la Commission européenne.
L’Autriche et la Finlande ont uni leurs forces pour dénoncer tout nouveau round de dette commune européenne, alors que d’autres pays membres, en premier lieu la France, sont largement en faveur, dans le cadre de plan industriel vert de la Commission européenne.
Les États membres de l’UE se sont accordés sur une dette commune « unique » de 750 milliards d’euros du programme « NextGenerationEU » mis en place pour répondre aux effets de la pandémie Covid-19 – et ni l’Autriche ni la Finlande ne souhaitent aller plus loin.
« La Finlande n’autorisera pas un nouveau round de dette », a déclaré vendredi (17 février) la Première ministre finlandaise, Sanna Marin, à la marge de la conférence de Munich sur la sécurité.
« Pas de nouveau fonds », a renchéri le chancelier autrichien Karl Nehammer, qui s’est exprimé à ses côtés.
Des pays comme la France et l’Italie, et même la Commission, voient pourtant la dette commune d’un bon œil pour faire face aux effets les plus pervers de l’Inflation Reduction Act (IRA) américain.
L’Autriche a toujours été critique envers un endettement commun, au même titre que le Danemark, l’Allemagne et les Pays-Bas — un groupe de pays connu informellement sous le nom de « Frugal Four », à l’orthodoxie budgétaire très stricte.
Depuis peu, la Finlande semble se rapprocher de ce groupe.
M. Nehammer estime que la dette commune existante depuis 2020 devrait suffire pour répondre aux américains. Sur les 800 milliards d’euros, seuls 400 milliards ont été dépensés jusqu’à présent, a-t-il précisé.