L’Assemblée commencera ses travaux sur le glyphosate mi-novembre
En plein débat européen sur le renouvellement du glyphosate, la mission d’information de l’Assemblée nationale sur les produits phytosanitaires commencera ses travaux autour de la mi-novembre.
En plein débat européen sur le renouvellement du glyphosate, la mission d’information de l’Assemblée nationale sur les produits phytosanitaires commencera ses travaux autour de la mi-novembre.
Cette mission, qui sera présidée par Élisabeth Toutut-Picard (LREM), aura deux rapporteurs, Didier Martin (LREM) et Gérald Menuel (LR), agriculteur, a-t-il été décidé jeudi. L’ex-ministre PS de l’Écologie Delphine Batho sera dans les trois vice-présidents.
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Dans les 18 membres, issus des commissions des Affaires économiques, sociales, et du Développement durable, figurent également Matthieu Orphelin (LREM), ex-bras droit de Nicolas Hulot dans sa fondation, Jean-Baptiste Moreau (LREM), agriculteur, ou Marie Tamarelle-Verhaeghe (LREM), médecin, Philippe Bolo (MoDem), Antoine Herth (Constructifs), Mathilde Panot (LFI), Hubert Wulfranc (PCF).
L’UE n’a pas trouvé mercredi de solution qui permette de rassembler une majorité d’États membres sur le sort du glyphosate, renvoyant à une date ultérieure. La France souhaite que le renouvellement de l’autorisation de cet herbicide controversé dont la licence expire en décembre « n’aille pas au-delà de quatre ans », a indiqué Matignon à l’AFP mercredi.
La Commission européenne a proposé de la renouveler pour 10 ans.
La dangerosité de l’herbicide est au cœur d’une controverse, car le Centre international de recherche sur le cancer (OMS) l’a classé « cancérogène probable » en 2015, contrairement aux agences européennes, l’Efsa et l’Echa.
Le gouvernement français était divisé sur la position à porter au niveau européen : le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot défendait une sortie du glyphosate, principe actif du Round Up de l’américain Monsanto et de ses génériques, d’ici 3 ans. Son homologue à l’Agriculture, Stéphane Travert, souhaitait une échéance comprise entre cinq à sept ans.
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Fin septembre, MM. Orphelin et Moreau avaient proposé que « la France porte l’idée d’une interdiction à deux ou trois ans, avec une période transitoire qui permettrait de déployer les alternatives et d’accompagner les agriculteurs dans cette transition ».
Pour sa part, Mme Batho plaide pour retirer le glyphosate immédiatement des ventes et ne pas renouveler son autorisation de commercialisation en Europe. « Il n’y a pas de débat à avoir quand on sait que les arguments en faveur de la réautorisation du glyphosate sont fondés sur un rapport qui a copié-collé les argumentaires envoyés par Monsanto », a-t-elle plaidé début octobre dans L’Obs.