L’ancien Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki devrait prendre la tête des Conservateurs et Réformistes européens
Mateusz Morawiecki devrait succéder à la Première ministre italienne et dirigeante de Fratelli d’Italia, Giorgia Meloni, à la présidence du parti d’extrême droite des Conservateurs et Réformistes européens (CRE) en janvier.
L’ancien Premier ministre polonais du parti Droit et Justice (PiS), Mateusz Morawiecki, devrait succéder à la Première ministre italienne et dirigeante de Fratelli d’Italia, Giorgia Meloni, à la présidence du parti d’extrême droite des Conservateurs et Réformistes européens (CRE) en janvier.
Cette succession potentielle, annoncée par les médias italiens, fait l’objet de discussions depuis plusieurs mois. Pour Mateusz Morawiecki, ce nouveau poste serait considéré comme un prix de consolation pour ne pas avoir été choisi comme candidat du PiS à la présidence polonaise.
« Ce n’était pas un secret que Giorgia Meloni avait l’intention de se retirer de la présidence des CRE. De même, il était bien connu que Mateusz Morawiecki était le favori pour lui succéder », a rapporté le journal Il Giornale jeudi.
Selon le quotidien, le changement à la tête du parti est plus proche que prévu — dès la mi-janvier 2025 —, afin que Mateusz Morawiecki puisse faire partie de la délégation CRE qui assistera à l’investiture du futur président américain Donald Trump le 20 janvier à Washington.
En outre, les statuts du parti stipulent que 15 jours doivent s’écouler entre la convocation du conseil du parti et l’élection du nouveau président.
Le parti national de Giorgia Meloni, Fratelli d’Italia, et le PiS étant les deux plus grands membres des CRE, le consensus entre ces deux partis est généralement suffisant pour qu’un candidat remporte la présidence, à condition que les petits partis se voient attribuer des postes de vice-présidents, note Il Giornale.
Une chance pour Mateusz Morawiecki et le PiS
Giorgia Meloni est la première Italienne à être présidente du parti CRE en 2020. À l’époque, il s’agissait d’une étape cruciale pour la dirigeante du parti en ce qui concerne la reconnaissance internationale. Depuis, elle est devenue l’une des dirigeantes les plus influentes d’Europe et n’a plus besoin de ce poste, selon Il Giornale.
Le journal italien souligne également que la Première ministre italienne entretient de bonnes relations avec le responsable politique polonais, ce qui pourrait influencer sa nomination. Mateusz Morawiecki a déjà exprimé sa volonté d’assumer ce rôle — ce qu’il a confirmé lors d’une interview accordée à Il Giornale il y a deux mois.
La direction potentielle du CRE par Mateusz Morawiecki pourrait avoir des implications internationales significatives pour le PiS si l’intéressé assiste à l’investiture de Donald Trump.
Pendant ce temps, les Journées d’étude des CRE se déroulent à Varsovie, avec les membres de Fratelli d’Italia Carlo Fidanza et Nicola Procaccini, qui participent aux groupes de travail sur l’agriculture. Carlo Fidanza a récemment réitéré son « non » à l’accord UE-Mercosur, qu’il a qualifié de « trop déséquilibré au détriment des agriculteurs européens ».
La remise en cause de l’accord par Fratelli d’Italia serait une bonne nouvelle pour le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui a affirmé compter sur le gouvernement italien pour soutenir Varsovie et Paris dans leur opposition au libre-échange avec le Mercosur afin que les trois États membres puissent former une majorité de blocage au sein du Conseil de l’UE.
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[Édité par Anna Martino]