L’actu en capitales: Macron en quête d'alliés

L’actu en capitales récapitule l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

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Macron cherche des alliés.

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PARIS / MADRID

Macron cherche des alliés : Un sommet informel réunira ce soir (28 mai) les dirigeants de l’UE à Bruxelles pour entamer les consultations sur les nouveaux dirigeants des institutions européennes. Emmanuel Macron a déjà pris contact avec certains de ses homologues pour construire une majorité « progressiste ». Immédiatement après les résultats, il a téléphoné à la chancelière allemande, Angela Merkel, puis a reçu le Premier ministre par intérim espagnol, Pedro Sánchez. Le parti socialiste espagnol a obtenu 20 des 54 sièges espagnols au Parlement européen. Pedro Sánchez a déclaré vouloir construire une « alternative sociale-démocrate » aux politiques de « coupes, de précarité et de manque d’opportunités ». Aujourd’hui, le président français déjeunera avec le Premier ministre belge, Charles Michel, et d’autres dirigeants européens avant le sommet.

Dans son premier commentaire après les élections européennes, Angela Merkel a déclaré qu’elle voulait un accord rapide sur le prochain président de la Commission européenne : « Nous voulons trouver une solution le plus rapidement possible, car le Parlement européen se réunira début juillet et il serait bien sûr souhaitable qu’il y ait déjà une proposition à ce stade. »

Pendant ce temps, une source PPE de haut rang a indiqué que les conservateurs insisteront pour que Manfred Weber devienne le prochain patron de la Commission, mais que tout dépendra de la composition de la future coalition au sein du Parlement européen. « Nous ne nous voyons pas dans une coalition pro-migrant avec la gauche. Une coalition du centre, qui stabilisera et protégera l’Europe, est nécessaire », a déclaré la source.

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, se joindra quant à lui à d’autres membres du nouveau groupe parlementaire ALDE+Renaissance+USR dans l’après-midi pour un pré-sommet.

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(Euractiv France, EuroEFE.EURACTIV.es, Euractiv Croatie, Euractiv Allemagne)

LONDRES

Corbyn sous pression : Le leader travailliste Jeremy Corbyn subit des pressions de la part de députés de son parti pour clarifier sa position sur le Brexit, après des élections européennes désastreuses pour son groupe. Les travaillistes sont arrivés en troisième position avec moins de 15 % des voix, n’ayant obtenu que dix eurodéputés.

La ministre fictive des Affaires étrangères, Emily Thornburry, a dénoncé le manque de détermination de Jeremy Corbyn face au Brexit. « Nous aurions dû dire tout simplement que tout accord conclu par ce gouvernement devrait faire l’objet d’un référendum de confirmation, que l’option de rester dans l’UE devrait figurer sur les bulletins de vote et que les travaillistes feraient campagne pour rester dans l’UE », a-t-elle déclaré.

Malgré le risque d’éviction, le dirigeant du parti, qui a toujours eu une position ambiguë sur l’UE, estime que ce n’est pas la priorité. « La priorité, à mon avis, pour l’instant, est que le gouvernement convoque des élections générales pour que nous puissions décider de l’avenir. Je pense que c’est une demande qui devrait être formulée aussi fermement que possible », a-t-il déclaré lundi. (Samuel Stolton, Euractiv)

BRUXELLES

L’après dimanche noir : Après avoir accepté la démission du Premier ministre Charles Michel, le Roi de Belgique a entamé des consultations avec les dirigeants du parti, recevant Bart De Wever, président conservateur de la N-VA (affiliée CRE), puis Elio Di Rupo, du PS. Le but de ces consultations est de choisir un « formateur », qui permettra la création d’un gouvernement de coalition. Le palais est resté silencieux sur la question de savoir si le Roi recevra également un représentant du Vlaams Belang, l’extrême droite flamande, qui a obtenu la deuxième place dans les élections nationales. (Alexandra Brzozowski, Euractiv)

BERLIN

Réunion de crise au SPD: Les sociaux-démocrates allemands ont appelé à une réunion de crise la semaine prochaine pour discuter de leur stratégie après les résultats désastreux des élections. Les militants de l’aile gauche du parti estiment qu’il est temps d’abandonner la coalition avec les conservateurs d’Angela Merkel. Les socialistes ont obtenu un score de 15,8 %, loin derrière les Verts, aux élections européennes, mais la situation s’est aggravée dimanche avec leur défaite dans l’État de Brême, dans le nord du pays, pour la première fois en 73 ans. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

VIENNE

Kurz, c’est fini : Le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, est le premier chancelier de l’histoire de l’après-guerre à être démis de ses fonctions par un vote de censure, suite à un scandale de corruption qui avait déjà brisé sa coalition avec l’extrême droite. La motion contre Sebastian Kurz et son cabinet est la dernière conséquence du scandale dit de l’« Ibiza-gate ».  (Claire Stam, Euractiv Allemagne)

ROME

Procédure de sanction : La Commission européenne prépare une procédure de déficit excessif à l’encontre de l’Italie. Rome risque une amende de 3,5 milliards d’euros pour avoir enfreint les règles de l’UE sur la dette et le déficit structurel. Cela ne déstabilise pas Matteo Salvini, qui refuse de faire des efforts budgétaires : « J’attends de lire la lettre de l’UE, mais je crois que la Commission européenne doit prendre note du fait que [le 26 mai], les gens ont voté pour le changement et la croissance. » (Gerardo Fortuna, Euractiv)

VARSOVIE

La coalition pro-UE dans la tourmente : Les reproches fusent au sein de la nouvelle alliance pro-UE, la « Coalition européenne », après sa défaite aux élections européennes face au parti conservateur au pouvoir, le PiS. Bien qu’il ait remporté trois sièges européen, le Parti conservateur du peuple polonais (PSL, affilié PPE) n’est pas sûr de continuer au sein de la Coalition, et il n’est pas le seul à envisager de laisser tomber la formation.  (Euractiv Pologne)

BRATISLAVA

Mathématiques injustes ? La Slovaquie est censée avoir un député européen supplémentaire (14 au lieu de 13) grâce au Brexit. En l’occurrence, la formule mathématique utilisée pour réattribuer les sièges a fait l’objet d’un examen minutieux.

Avant la sortie du Royaume-Uni de l’UE – et donc des eurodéputés britanniques du Parlement européen -, les démocrates-chrétiens (KDH, affiliés PPE) vont temporairement « perdre » l’un de leurs deux eurodéputés élus bien qu’ils aient obtenu plus de voix que SaS (affilié CRE) qui s’est également vu attribuer deux sièges sur la base des résultats des élections. Le parti juge la situation injuste. L’eurodéputée concernée, Miriam Lexmann, a pour sa part déclaré ne pas pouvoir dire « que j’attends avec impatience que le Brexit se produise parce qu’il serait encore mieux que le Brexit ne se produise pas du tout ».  (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

BUCAREST

Dragnea en prison : La Cour suprême de Roumanie a décidé d’envoyer Liviu Dragnea, le puissant président du Parti social-démocrate (PSD) au pouvoir, en prison pour trois ans et demi pour une affaire de corruption impliquant de faux emplois pour des travailleurs du parti. Le PSD tente depuis des mois d’affaiblir la législation punissant la corruption. (Bogdan Neagu, Euractiv Roumanie)

ATHÈNES

Suspens pour DIEM25 : Le résultat officiel des élections européennes n’a pas encore été annoncé, ce qui signifie qu’un siège est toujours en attente. Avec 89% des votes comptés, DiEM25 de l’ancien ministre des Finances, Yanis Varoufakis, devrait obtenir un siège dans la prochaine assemblée européenne, avec 3,01% des voix et un seuil minimum de 3 %.

Élections anticipées en juillet : Le Premier ministre, Alexis Tsipras, a convoqué des élections anticipées le 7 juillet au lieu du 30 juin. La raison principale est que la plupart des écoles sont utilisées comme centres de vote et sont occupées jusqu’au 2 juillet pour les examens annuels. Ce retard pourrait donner au gouvernement Syriza l’occasion de prendre des décisions importantes, comme la nomination du prochain commissaire européen grec. Le principal parti d’opposition, Nouvelle Démocratie (affiliée PPE), s’est déjà insurgé. (Theodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)