L'actu en capitales: La Croatie rafle le secrétariat général du Conseil de l’Europe
L’actu en capitales décrypte l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.
L’actu en capitales décrypte l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.
>> Vous pouvez vous abonner à la newsletter ici
ZAGREB
Marija Pejčinović-Burić, ministre croate des Affaires étrangères de centre-droit, a été élue Secrétaire générale du Conseil de l’Europe.
Avec 159 voix sur un total de 268 membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à Strasbourg, Marija Pejcinovic Buric a battu son rival belge, Didier Reynders.
À Zagreb, son élection est considérée comme un véritable succès, mais elle cause également un casse-tête politique au Premier ministre Andrej Plenković, qui doit choisir un nouveau ministre des Affaires étrangères avant le début de la présidence croate de l’UE le 1er janvier 2020.
Le Premier ministre pensait à Davor Božinović, actuellement ministre de l’Intérieur, mais ce choix s’est également avéré complexe puisqu’il serait difficile de le remplacer.
Selon Euractiv Croatie, le candidat le plus probable est Andrea Metelko-Zgombić, secrétaire d’État au ministère des Affaires étrangères. Diplomate expérimentée, elle n’est toutefois pas membre du parti au pouvoir, un problème pour Andrej Plenković.
L’élection de Marija Pejčinović-Burić a toutefois été éclipsée par le départ de plusieurs délégations après la ratification du retour de la Russie à l’Assemblée.
Le retour de Moscou marque le premier assouplissement des sanctions internationales qui ont été imposées à Moscou à la suite de l’annexion de la Crimée. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie/ Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)
BERLIN
Merkel appelle à respecter Macron. La chancelière allemande Angela Merkel soutient toujours le système de Spitzenkandidaten, mais reconnaît que la fragmentation du Parlement européen rend le processus difficile.
« Tous les membres du Conseil européen ne sont pas favorables au processus et comme nous attachons une grande importance aux relations franco-allemandes, nous devons accepter que le président français ait une opinion différente de la mienne », a-t-elle déclaré hier au Bundestag. « J’espère que nous parviendrons à une solution qui ne rejette pas le processus du Spitzenkandidat, mais qui permette également à l’Europe d’être efficace. Pour cela, tout le monde doit faire un petit effort », a-t-elle déclaré.
Mme Merkel s’est entretenue plus tard dans la soirée à Berlin avec Manfred Weber, Joseph Daul, chef du PPE, et Annegret Kramp-Karrenbauer, chef de file de son parti des chrétiens démocrates, avant le sommet extraordinaire qui se tiendra dimanche à Bruxelles. (Claire Stam, Euractiv Allemagne)
PARIS
Le G20 doit mentionner l’accord de Paris sur le climat. Deux jours avant le sommet G20 au Japon, le président français Emmanuel Macron a averti qu’il n’accepterait les conclusions finales que si elles mentionnent l’accord de Paris 2015. Un avertissement indirectement adressé au président américain Donald Trump, qui a annoncé en juin 2017 qu’il retirerait son pays de l’accord de Paris. Depuis lors, Trump a refusé de signer toute déclaration internationale le mentionnant.
Google vs RGPD…. encore une fois. L’organisation française de consommateurs UFC-Que Choisir a lancé une action collective contre Google pour violation du règlement général de l’UE sur la protection des données (RGPD). L’organisation exige une compensation pouvant aller jusqu’à 1 000 € pour chaque utilisateur d’Android, arguant que Google exploite les données personnelles des internautes d’une manière « insidieuse » via le système Android. Selon UFC-Que Choisir, 200 utilisateurs d’Android ont rejoint la plainte. (Euractiv France)
MADRID
Impasse gouvernementale. Deux mois après les élections nationales, au cours desquelles les socialistes ont obtenu 123 des 350 sièges du parlement, le Premier ministre Pedro Sánchez n’a pas réussi à obtenir la majorité (176 sièges) pour former un gouvernement. De nouvelles élections ne peuvent être exclues si aucun accord n’est trouvé rapidement, ont averti les experts.
Pedro Sánchez a négocié avec le leader de la gauche Unidas Podemos, Pablo Iglesias, et d’autres partis plus petits et régionaux, afin de forger un gouvernement de « coopération ». Mais les négociations n’ont pas abouti, en grande partie à cause de la demande de Pablo Iglesias d’avoir des ministres dans le futur gouvernement. Pedro Sánchez veut quant à lui que les responsables de Podemos reprennent des organismes publics non gouvernementaux, mais importants.
La réunion entre Sanchez et Iglesias a abouti à une impasse mardi, le responsable de Podemos laissant entendre que son parti pourrait ne pas donner un vote de confiance à Pedro Sanchez.
« Je pense que le pays a besoin d’un gouvernement pleinement opérationnel le plus rapidement possible », a déclaré Meritxell Batet, chef du parlement espagnol dans un communiqué. (Euroefe)
ROME
Défier Salvini. La capitaine du navire de sauvetage Sea-Watch, Carola Rackete, a décidé d’entrer dans les eaux italiennes, bien que le navire n’ait pas été autorisé à débarquer. Le bateau transporte à son bord 42 migrants naufragés et a passé les 14 derniers jours à attendre en dehors des eaux italiennes. « Je sais ce que je risque, mais les 42 survivants que j’ai à bord sont épuisés. Je les emmène en lieu sûr », a déclaré la capitaine sur Twitter. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)
VARSOVIE
Fonds pour une transition énergétique juste. La Pologne a dévoilé son programme pour la politique industrielle de l’UE à l’horizon 2030. Varsovie appelle à la création d’un Fonds pour une transition énergétique juste, qui aiderait les États membres de l’UE à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, et se concentrerait sur l’aide aux régions dépendantes du charbon dans leur transition. La semaine dernière, la Pologne a mis son veto à une déclaration commune de l’UE dans laquelle l’UE était censée s’engager à la neutralité carbone d’ici à 2050. (Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)
PRAGUE
Le gouvernement a survécu. Le Premier ministre tchèque et milliardaire, Andrej Babiš, et son gouvernement ont survécu au vote de défiance du 26 juin. Son parti ANO (affilié à l’ADLE) et son partenaire de coalition, les sociaux-démocrates, ont soutenu le Premier ministre. Les forces d’opposition ont réclamé un vote de censure à la suite des accusations de conflits d’intérêts et d’utilisation abusive des subventions de l’UE. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)
SOFIA
Limiter l’importation de voitures polluantes. Le gouvernement bulgare a proposé la mise en place de zones à faibles émissions dans la capitale Sofia et dans la deuxième plus grande ville, Plovdiv. Une autre proposition du Programme national de lutte contre la pollution atmosphérique en Bulgarie pour 2020-2030 concerne la limitation des importations de voitures qui ne répondent pas à certains critères environnementaux. Toutefois, pour ce faire, la Bulgarie doit demander l’autorisation de la Commission européenne. (Dnevnik.bg)
SARAJEVO
20 millions pour les PME. Un programme de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et de l’UE permettra d’octroyer 20 millions d’euros aux petites et moyennes entreprises de Bosnie-Herzégovine. Elles auront accès à des prêts, à des subventions incitatives et à une assistance technique pour améliorer leurs perspectives sur les marchés internationaux. Elles amélioreront également la qualité de leurs produits et services en introduisant des normes communautaires dans des domaines tels que la protection de l’environnement, la sécurité et les normes de qualité. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie).