L'achat de gaz en commun par l'UE « pas là pour faire des économies », critique Marine Le Pen

L'achat de gaz groupé par l'Union européenne, sur le modèle des commandes de vaccins anti-Covid, « n'est pas là pour faire des économies », a jugé la candidate RN à l'élection présidentielle, Marine Le Pen, dimanche (27 mars), dénonçant une « opération pré-électoraliste ».

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Le parti de Mme Le Pen a emprunté environ 10 millions d’euros à des banques russes pour financer ses campagnes électorales, et Mme Le Pen elle-même a fait l’objet d’une controverse pendant la campagne présidentielle de cette année à cause d’un tract dans lequel on pouvait la voir serrer la main du président russe Vladimir Poutine. [EPA-EFE/LUDOVIC MARIN / POOL MAXPPP]

L’achat de gaz groupé par l’Union européenne, sur le modèle des commandes de vaccins anti-Covid, « n’est pas là pour faire des économies », a jugé la candidate RN à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, dimanche (27 mars), dénonçant une « opération pré-électoraliste ».

« On rentre dans une opération pré-électoraliste d’annonce mais qui risque de coûter beaucoup plus cher aux consommateurs », a déclaré Mme Le Pen lors d’une interview diffusée sur France 3.

Les Vingt-Sept ont conclu vendredi leur sommet à Bruxelles en annonçant donner mandat à la Commission européenne pour effectuer des achats de gaz groupés, sur le modèle des commandes de vaccins anti-Covid.

L’objectif pour les membres de l’UE, dont la dépendance à cette énergie fossile, notamment le gaz en provenance de Russie, est très variable en fonction des pays, est de bénéficier de prix avantageux, selon les conclusions du sommet de Bruxelles.

« C’est sûrement pas pour faire des économies », a commenté Mme Le Pen.

Selon la candidate RN, « le contrat que Mme von der Leyen vient de passer avec les USA sur le gaz liquéfié rend l’accès au gaz beaucoup plus cher que le prix du gaz russe ».

« En France, on n’a pas tant besoin que de cela de ce gaz russe puisqu’il ne représente que 5 % de notre consommation », a observé la candidate qui plaide pour sortir du marché européen de l’électricité.

Pour faire face à la flambée des prix de l’énergie, Mme Le Pen a redit son intention de baisser la TVA « pour toujours » de 20 à 5,5 % sur ce qu’elle considère être des « produits de première nécessité ».

Cette baisse de recettes pour l’État serait compensée par des « économies sur un certain nombre de domaines comme la fraude et l’immigration », a avancé Marine Le Pen.