La Slovénie assouplit les conditions d’embauche pour les travailleurs étrangers
Le Parlement slovène a adopté deux projets de loi qui simplifient les procédures afin de permettre aux employeurs de recruter plus facilement des travailleurs originaires de pays non membres de l’UE.
Le Parlement slovène a adopté deux projets de loi qui simplifient les procédures afin de permettre aux employeurs de recruter plus facilement des travailleurs originaires de pays non membres de l’UE.
Le Parlement a adopté mardi (28 mars) des amendements à la loi sur les étrangers et à la loi sur l’emploi, le travail indépendant et le travail des étrangers. Ces modifications ont été élaborées par le gouvernement et validées à la hâte par le Parlement pour faire face à une sérieuse pénurie de personnel.
Les amendements à la loi sur les étrangers conservent une disposition controversée, adoptée sous le gouvernement précédent, qui exige que les membres adultes d’une famille de travailleurs non européens passent un test de compétence linguistique élémentaire en slovène pour prolonger leur résidence en Slovénie s’ils ont séjourné dans le pays pendant une année entière.
Toutefois, la mise en œuvre de cette disposition est retardée de 18 mois. Au lieu du 27 avril de cette année, la disposition exigeant que les membres de la famille âgés de plus de 18 ans passent le test de langue slovène de niveau A1 n’entrera en vigueur que le 1er novembre 2024.
Cette disposition a été au centre des débats et a été fortement critiquée par les activistes, mais défendue par le gouvernement comme un moyen nécessaire pour assurer l’intégration des migrants dans la société.
En outre, un élément encore plus important porte sur la refonte du système de permis de travail, qui permettra aux ressortissants de pays tiers de changer d’employeur ou d’emploi ou d’être employés par plusieurs employeurs, simplement avec le consentement du service de l’emploi. Ils n’auront plus besoin de l’approbation écrite d’une unité administrative.
Les amendements permettront d’accélérer le traitement des demandes de permis unique pour les emplois dans le secteur public, car le gouvernement souhaite remédier à la pénurie de personnel, particulièrement aiguë dans les services sociaux et de santé.
De plus, le temps que les demandeurs d’asile doivent attendre pour exercer leur droit au libre accès au marché du travail après avoir obtenu le statut de demandeur d’asile est ramené de neuf à trois mois.