La Slovaquie divisée sur la proposition de la Commission de réduire les fonds européens destinés à la Hongrie

La décision de la Commission de réduire le financement de l’UE à Budapest a été critiquée par le président du parlement slovaque Boris Kollár et le chef de l’opposition Robert Fico, tandis que le Premier ministre slovaque a déclaré que la décision ne pouvait faire l’objet d’un veto.

EURACTIV Slovaquie
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La Commission européenne a proposé de suspendre les fonds de cohésion alloués à la Hongrie, soit une coupe de 7,5 milliards d’euros, ce qui représente environ un tiers de la totalité des fonds alloués. [EPA-EFE/LUCA ZENNARO]

La décision de la Commission européenne de réduire de 7,5 milliards d’euros le financement de l’UE à Budapest a été critiquée par le président du parlement slovaque Boris Kollár (Nous sommes une famille, Sme Rodina) et le chef de l’opposition Robert Fico (SMER – social-démocratie, SMER – sociálna demokracia), tandis que le Premier ministre slovaque Eduard Heger (Obyčajní Ľudia a nezávislé osobnosti, OĽaNO) a déclaré que la décision ne pouvait faire l’objet d’un veto.

La Commission européenne a proposé de suspendre les fonds de cohésion alloués à la Hongrie, soit une coupe de 7,5 milliards d’euros, ce qui représente environ un tiers de la totalité des fonds alloués. Robert Fico, qui a été trois fois Premier ministre, estime qu’il s’agit d’une « folie ».

« Si j’étais le Premier ministre de la Slovaquie, je ferais pression pour mettre mon veto à cette décision », a ajouté M. Fico.

Selon l’ex-Premier ministre, la raison de cette punition de l’exécutif européen est que la Hongrie a une opinion différente sur la guerre en Ukraine. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen serait, selon ses dires, « aussi fausse qu’une Rolex du marché turc ».

M. Kollár est d’accord avec M. Fico. Il affirme que même s’il ne soutient pas toutes les politiques du Premier ministre hongrois Viktor Orban, il reste un dirigeant élu démocratiquement et l’Union européenne ne peut pas créer un précédent pour une telle punition.

« Cette proposition de la Commission ne peut faire l’objet d’un veto et sera décidée par une majorité qualifiée d’États après l’expiration du délai d’un mois. Nous sommes prêts à soutenir la prolongation du délai de deux mois supplémentaires pour donner à la Hongrie plus de temps pour négocier », a expliqué M. Heger dans un communiqué.