La Serbie prépare sa candidature à l’UE
Alors que procureur principal du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) est attendu à Belgrade, le président serbe Boris Tadic a annoncé que son pays pourrait remettre sa candidature à l’adhésion de l’UE avant la fin de l’année.
Alors que procureur principal du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) est attendu à Belgrade, le président serbe Boris Tadic a annoncé que son pays pourrait remettre sa candidature à l’adhésion de l’UE avant la fin de l’année.
La Serbie pourrait soumettre sa demande d’adhésion à l’UE dès la fin de l’année, a déclaré M. Tadi? lundi 3 novembre. « Actuellement, nous réfléchissons avec beaucoup de précaution à la bonne date pour officialiser notre candidature, et cela arrivera probablement avant la fin de l’année », a déclaré M. Tadi? à l’agence de presse italienne Ansa.
Selon la presse serbe, un optimisme modéré règne à Belgrade avant la visite du procureur en chef du TPIY Serge Brammertz, attendu mercredi 4 et jeudi 5 novembre dans la capitale serbe. Il pourrait autoriser la Cour de La Haye à lever son veto sur la ratification de l’Accord de stabilisation et d’association (ASA). Une décision qui ouvrirait la voie à une possible demande d’adhésion à l’UE par Belgrade. Deux criminels de guerre reconnus, Ratko Mladi? et Goran Hadži?, sont cependant toujours en cavale.
Phrase magique
Les autorités serbes apporteront des informations sur leurs efforts déployés pour capturer les fugitifs. Elles sont à même de convaincre le procureur en chef du TPIY de la bonne volonté du pays, rapporte la presse de Belgrade.
Selon un fonctionnaire de la coalition au pouvoir, Dragoljub Mi?unovi?, les Néerlandais ressentent également le besoin de sortir de l’impasse et de trouver une solution.
« Les Pays-Bas ne veulent pas être considérés comme nos ennemis et ils ne souhaitent pas que nous les regardions comme des personnes xénophobes et vindicatives. Ils cherchent également une échappatoire à la situation actuelle. Il existe des réserves quant à l’élargissement de l’UE dans certains partis néerlandais, et donc M. Mladi? pourrait être utilisé par eux comme un alibi », a affirmé M. Mi?unovi?, cite par le quotidien Blic.
Au même moment, le ministre des Affaires étrangères suédois, Carl Bildt, dont le pays occupe la présidence tournante de l’UE, a déclaré que la demande serbe pour une adhésion à l’UE n’était pas à l’ordre du jour de l’Union.