La Serbie oppose un « non » catégorique à la reconnaissance du Kosovo et à l’adhésion à l’OTAN
La Serbie n’acceptera pas que le Kosovo rejoigne l’OTAN et ne reconnaîtra pas son indépendance de quelque manière que ce soit, a déclaré le président serbe Aleksandar Vučić lors de l’émission télévisée Ćirilica.
La Serbie n’acceptera pas que le Kosovo rejoigne l’OTAN et ne reconnaîtra pas son indépendance de quelque manière que ce soit, a déclaré le président serbe Aleksandar Vučić lors de l’émission télévisée Ćirilica.
Aleksandar Vučić a évoqué le prochain cycle de négociations entre Belgrade et Pristina, sa rencontre avec le représentant spécial de l’UE pour le dialogue entre les deux pays, Miroslav Lajčák, la semaine prochaine, ainsi que la réunion entre M. Lajčák et le Premier ministre kosovar, Albin Kurti.
« J’ai du mal à imaginer que des progrès puissent être réalisés au cours de cette réunion. Je suis presque certain que M. Kurti ne formera pas l’Association des municipalités serbes. M. Kurti est encouragé à continuer à ignorer ses engagements antérieurs », a déclaré M. Vučić.
En ce qui concerne la proposition européenne de normalisation des relations entre Belgrade et Pristina, le président serbe a réitéré ses critiques, mais a confirmé que la Serbie devait rester dans le processus de négociation.
Normalisation des relations Serbie-Kosovo : malgré le rétropédalage serbe, l’UE reste optimiste
Alors que le président serbe Aleksandar Vučić semble revenir sur sa décision de signer la…
4 minutes
« Je n’ai pas l’intention de signer la capitulation de la Serbie », a affirmé M. Vučić.
« Mais nous devons être conscients des circonstances », a-t-il toutefois averti. « Il n’y aura pas de reddition, pas de capitulation. J’ai clairement indiqué que la Serbie n’acceptera pas que le Kosovo rejoigne l’OTAN et qu’elle ne reconnaîtra pas le Kosovo de quelque manière que ce soit », a-t-il ajouté.
Il a également pointé du doigt la partie albanaise, expliquant que « la Serbie est prête à faire de nombreux compromis », mais que « les Albanais […] ne le sont pas ».
[Édité par Anne-Sophie Gayet]