La sécurité alimentaire parmi les priorités de la présidence hongroise du Conseil
Lorsque la Hongrie assurera la présidence tournante du Conseil de l’UE pour six mois à partir du 1er juillet, elle prévoit de placer la sécurité alimentaire au sommet de son agenda.
Lorsque la Hongrie assurera la présidence tournante du Conseil de l’UE pour six mois à partir du 1er juillet, elle prévoit de placer la sécurité alimentaire au sommet de son agenda.
Dans un document reprenant ses priorités publié le 18 juin, Budapest souligne que l’agriculture « n’a jamais été confrontée à autant de difficultés qu’aujourd’hui », citant le changement climatique, l’augmentation des coûts de production, les maladies des plantes, les conflits et l’augmentation des importations en provenance de pays tiers.
Soulignant le rôle essentiel des agriculteurs en Europe, la Hongrie a insisté sur le fait que la souveraineté et la sécurité alimentaires devraient faire partie de l’« autonomie stratégique » de l’UE.
« Les secteurs européens de l’agriculture et de la transformation industrielle associée jouent un rôle essentiel dans le rétablissement des chaînes d’approvisionnement mondiales perturbées et dans la réalisation des objectifs d’un système alimentaire européen souverain et d’une autonomie stratégique européenne », peut-on également lire dans le document.
L’un des objectifs de la présidence est d’adopter les conclusions du Conseil sur la sécurité alimentaire mondiale dans le cadre de ses priorités en matière de développement international. Les discussions pourraient avoir lieu lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères qui aura lieu le 2 décembre, selon un projet de calendrier consulté par Euractiv.
La sécurité alimentaire est également au cœur de l’agenda stratégique 2024-2029 de l’Union, si l’on en croit un projet de texte qui a fait l’objet d’une fuite le 12 juin.
Malgré l’opposition de la Hongrie à plusieurs politiques du Pacte vert pour l’Europe (Green Deal) concernant l’agriculture, notamment la loi sur la restauration de la nature récemment adoptée, la présidence a défendu l’agriculture durable en tant que « priorité essentielle ».
« L’agriculture et la sylviculture durables jouent un rôle important dans la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité et de la nature, préservant ainsi les valeurs de notre planète », estime la présidence.
Elle insiste également sur le fait qu’il y aura « un échange de points de vue » sur la manière dont les nouvelles règles environnementales et la Politique agricole commune (PAC) peuvent permettre d’atteindre ces objectifs.
Travaux en cours
Sur le plan législatif, la Hongrie continuera à faire avancer les propositions en suspens, telles que l’assouplissement de la règlementation de l’UE sur les nouvelles techniques génomiques, bloquée au Conseil depuis des mois.
Elle s’efforcera aussi de faire progresser les nouvelles règles sur le transport des animaux et le matériel de reproduction des végétaux, sur lesquelles le Parlement européen a déjà adopté sa position en avril.
En ce qui concerne la législation européenne visant à réduire les déchets alimentaires d’ici 2030, la Hongrie prévoit de mettre en lumière cet objectif en organisant une conférence internationale à Budapest en octobre afin de partager les bonnes pratiques.
En outre, la future présidence a souligné l’importance de renforcer la compétitivité du secteur agroalimentaire de l’UE en s’appuyant sur les résultats du dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture.