La Russie discute de « l’escalade incontrôlable » en Ukraine avec France et Turquie

Après une série d’appels avec Washington, le ministre russe de la Défense a discuté avec ses homologues français et turc de « l’escalade incontrôlable » de la situation en Ukraine lors d’appels téléphoniques dimanche.

Euractiv.com
A signing ceremony to annex four more areas of Ukraine in Mosoww
Le ministre russe de la Défense Serguei Choigou à Moscou le 30 septembre dernier. [EPA-EFE/GAVRIIL GRIGOROV/SPUTNIK/KREMLIN POOL MANDATORY CREDIT]

Après une série d’appels avec Washington, le ministre russe de la Défense a discuté avec ses homologues français et turc de « l’escalade incontrôlable » de la situation en Ukraine lors d’appels téléphoniques dimanche.

« La situation en Ukraine, qui a constamment tendance à s’aggraver de manière incontrôlée, a été discutée » par le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, et son homologue français, Sébastien Lecornu, a indiqué le ministère russe.

Le ministère français des Armées a confirmé la réunion sans autre précision.

Cet appel téléphonique est intervenu après que M. Choïgou et son homologue américain Lloyd Austin se sont entretenus deux fois en trois jours, vendredi et dimanche. Il s’agit des premiers appels téléphoniques depuis le début de la guerre en Ukraine en février. Ils ont discuté de la sécurité internationale, notamment de la situation en Ukraine, a annoncé le ministère russe de la Défense dans un communiqué vendredi.

M. Choïgou s’est également entretenu avec le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, et a fait part de ses « préoccupations quant aux éventuelles provocations de l’Ukraine avec l’utilisation d’une “bombe radiologique” ».

Ces annonces interviennent alors que les autorités pro-russes de Kherson appellent depuis plusieurs jours à l’évacuation des civils, affirmant que les forces ukrainiennes se rapprochent de la ville, qui a été la première prise importante de l’armée russe au début de l’invasion, le 24 février.

Les avancées ukrainiennes font partie d’une contre-offensive plus large dénoncée par Moscou, qui dit avoir constaté une « augmentation considérable » des tirs ukrainiens sur plusieurs régions frontalières russes.

Dans la nuit de dimanche à lundi, les ministères britannique, américain et français de la Défense ont diffusé un communiqué conjoint dans lequel ils ont indiqué « rejeter les allégations, à l’évidence fausses, de la Russie ». Selon les différents ministres occidentaux, la Russie pourrait « utiliser cette allégation comme prétexte à une escalade ».

[Contributions de Davide Basso]