La Roumanie doit nommer son nouveau Premier ministre avant le sommet de l’UE [FR]

Aujourd’hui 10 décembre, le président Basescu devrait nommer le prochain Premier ministre roumain. Cette nomination intervient à la veille de son départ pour Bruxelles, où il participera au sommet de l’UE. Un reportage d’EURACTIV Roumanie.

Aujourd’hui 10 décembre, le président Basescu devrait nommer le prochain Premier ministre roumain. Cette nomination intervient à la veille de son départ pour Bruxelles, où il participera au sommet de l’UE. Un reportage d’EURACTIV Roumanie.

A la suite des élections du 30 novembre (EURACTIV 01/12/08), les dernières négociations en vue de la formation d’une coalition semblaient indiquer que les anciens adversaires du PDL (démocrates libéraux, proches du président Traian Basescu) et du PSD (l’opposition socio-démocrate) formeront une majorité au gouvernement. 

Je dispose d’un mandat pour des négociations étendues avec le PDL, a indiqué la présidente du PSD Mircea Geoana après que 41 leaders sociaux démocrates contre 17 ont voté pour entrer au gouvernement aux côtés du PDL. Il a en outre souligné que ce ne sont pas les nominations aux postes clé qui sont importantes. 

Le PDL dispose de trois sièges de plus que le PSD au Parlement. Si la coalition PSD-PDL est formée, elle bénéficiera du soutien d’environ 70 % du Parlement, répondant ainsi à une demande du président. 

Ces indications font suite à une semaine de querelles politiques au sein des deux partis. Le PSD était initialement divisé, certains de ses dirigeants préférant en effet une coalition avec le PNL, le parti national libéral du Premier ministre actuel Calin Popescu Tariceanu. 

Selon les dernières rumeurs, le PDL va probablement décrocher le poste de Premier ministre ; quant au PSD, il obtiendra sans doute la présidence du Sénat. La presse affirme que Teodor Stolojan, responsible politique du PDL et économiste, est bien placé pour devenir le prochain Premier ministre, un poste qu’il a déjà occupé en 1991-1992. 

Toutefois, les deux parties ont posé leurs conditions. Le PSD refuse que le parti hongrois (UDMR) accède au gouvernement. Quant au PDL, il souhaite voir émerger un gouvernement sans la participation du parti conservateur (Partidul Conservator), une formation restreinte alliée au PSD dans le cadre des élections. 

Tout en confirmant que le président pourrait annoncer le nom du Premier ministre mercredi, le leader de l’UDMR Marko Bela a indiqué que son parti ne souhaite d’aucune façon prendre part au gouvernement. 

Nous avons pris connaissance de la décision du PSD [de refuser de coopérer avec l’UDMR au sein du prochain gouvernement] avec étonnement et stupéfaction, a indiqué le leader de l’UDMR, selon HotNews.ro. Il a rappelé qu’il y a quelques jours seulement, le PSD avait proposé à son parti une coopération renforcée et un gouvernement conjoint. 

D’après Titus Corlatean, secrétaire général du PSD, ce sont les organisations locales du parti transylvanien qui ont suggéré de ne pas accepter l’UDMR au sein d’un gouvernement PSD-PDL. 

Les arguments sur lesquels s’est fondée notre requête proviennent des points du programme de l’UDMR qui indiquent que le parti souhaite obtenir l’autonomie territoriale du Tinutul Secuiesc ainsi qu’une législation sur le statut des minorités nationales, a déclaré Mircea Dusa, dirigeant PSD de Harghita (une localité), selon le journal Evenimentul Zilei.