La Roumanie change d’avis et approuve le Nutri-Score

Le gouvernement roumain a notifié à l’UE sa décision d’approuver l’utilisation du Nutri-Score, marquant ainsi un revirement par rapport à sa position précédemment critique à l’égard de cet étiquetage nutritionnel volontaire.

EURACTIV.com
In this photo illustration, a NUTRI-SCORE « A » on a
Le Nutri-Score classe les produits alimentaires de A (les plus sains) à E (les moins sains) en fonction de leur contenu nutritionnel. [Getty Images/Gerard Bottino_SOPA Images_LightRocket]

Le gouvernement roumain a notifié à l’UE sa décision d’approuver l’utilisation du Nutri-Score, marquant ainsi un revirement par rapport à sa position précédemment critique à l’égard de cet étiquetage nutritionnel volontaire.

Ce système d’étiquetage, d’abord lancé en France en 2017, classe les produits alimentaires de A (les plus sains) à E (les moins sains) en fonction de leur contenu nutritionnel, et vise à aider les consommateurs à faire des choix plus éclairés.

Bien qu’une étude de la Commission européenne réalisée en 2020 ait indiqué qu’un système tel que Nutri-Score pourrait servir de base à un modèle européen, son déploiement à l’échelle de l’UE a suscité un débat.

La Roumanie faisait auparavant partie des pays qui s’opposaient catégoriquement à ce système, aux côtés de l’Italie, de la République tchèque, de Chypre, de la Grèce, de la Hongrie et de la Lettonie, arguant qu’il pénalisait certains aliments traditionnels et ne tenait pas compte des recommandations nutritionnelles nationales.

Même dans les pays où il est déjà utilisé, comme la France, l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne, le Nutri-Score a suscité la controverse.

En mars, le gouvernement français a reconnu que l’étiquetage pouvait avoir un impact négatif sur les produits alimentaires traditionnels. Parallèlement, le Portugal a abandonné son projet d’adopter le système d’étiquetage l’année dernière, invoquant une possible incompatibilité avec son modèle alimentaire national.

Les partisans du Nutri-Score ont néanmoins salué le revirement de la Roumanie.

« Bravo à la Roumanie pour avoir officiellement approuvé l’étiquette », s’est réjoui jeudi 12 juin l’Organisation européenne des consommateurs (BEUC).

Tout en critiquant l’absence d’un système contraignant à l’échelle de l’UE, le BEUC a salué les efforts des États membres « pour améliorer l’information nutritionnelle destinée à leurs propres consommateurs ».

L’UE se rapproche de la CEDH, tandis que certains États membres s’en éloignent – Euractiv FR