La répression des Roms italiens divise le Parlement [FR]

C'est en changeant son agenda à la dernière minute que le Parlement a incité la Commission à se prononcer sur la situation des Roms en Europe. Le débat d'aujourd'hui devrait faire la lumière sur une divergence d'opinion entre les deux principaux groupes politiques de l'assemblée plénière.

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C’est en changeant son agenda à la dernière minute que le Parlement a incité la Commission à se prononcer sur la situation des Roms en Europe. Le débat d’aujourd’hui devrait faire la lumière sur une divergence d’opinion entre les deux principaux groupes politiques de l’assemblée plénière.

Le conflit actuel entre la Roumanie et l’Italie concernant les mesures de répression contre les campements Roms sur la péninsule a incité le groupe socialiste du Parlement européen (PSE) à exiger que la question figure à l’agenda de la séance plénière d’aujourd’hui (20 mai). 

Le leader du PSE Martin Schultz a ajouté que le débat devrait être étendu de façon à inclure la situation générale des Roms en Europe. Les socialistes ont également demandé à la Commission d’informer le Parlement des efforts en cours visant à améliorer les conditions de vie des Roms ainsi que de ses projets pour aborder les questions les concernant. 

Le groupe centre-droit PPE-DE a réagi négativement à la proposition, en affirmant qu’un tel débat devrait plutôt se dérouler au sein de la Commission des Libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures. Cependant, avec le soutien des groupes politiques des Verts et des Libéraux (ALDE), la proposition du PSE a été adopté par 106 voix contre 100. 

Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Berlusconi au début du mois, le parti social démocrate roumain de l’opposition est le fer de lance des préoccupations relatives au sort des Roumains en Italie et leur diabolisation. La Roumanie craint que le nouveau gouvernement italien, dont le ministre de l’Intérieur est issu de la Ligue du Nord, un parti xénophobe, ne lance des mesures qui se répercuteront sur les Roumains respectueux des lois.

Les autorités roumaines se soucient également des rapports de presse concernant les projets de M. Berlusconi consistant à rétablir les contrôles aux frontières pour les voyageurs originaires de l’espace Schengen, la zone de circulation sans passeport l’UE, et à faire de l’immigration illégale un crime passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à quatre ans.