La relation franco-allemande ne doit pas "être un directoire"
Réunis à Paris pour la journée franco-allemande, le ministre français des affaires européennes, Laurent Wauquiez et son homologue allemand Werner Hoyer ont insisté sur la volonté des deux pays de ne rien "imposer" à leurs partenaires dans l’UE.
Réunis à Paris pour la journée franco-allemande, le ministre français des affaires européennes, Laurent Wauquiez et son homologue allemand Werner Hoyer ont insisté sur la volonté des deux pays de ne rien « imposer » à leurs partenaires dans l’UE.
Une amitié de long terme. Dans le cadre de la célébration de la journée franco-allemande, mardi 25 janvier, le ministre des Affaires européennes français, Laurent Wauquiez, et le ministre délégué aux affaires étrangères allemand Werner Hoyer ont rappelé l’étroite coopération entre la France et l’Allemagne.
« La relation franco allemande repose sur la densité des échanges, a souligné le ministre français. Nous n’avons des relations bilatérales de ce niveau là avec aucun autre pays », a précisé M. Wauquiez, expliquant que son cabinet compte un diplomate allemand et qu’un diplomate français fait parti du cabinet de M. Hoyer. Malgré « des intérêts nationaux propres », Laurent Wauquiez a aussi précisé que les deux pays avaient toujours la « volonté de dégager un consensus à l’équilibre plutôt que de s’imposer l’un à l’autre, dans le sens de l’intérêt partagé et de l’Europe ».
Pas un directoire
Les ministres ont également souligné que la collaboration franco-allemande était un moteur et non un directoire. « Nous ne sommes pas dans une logique d’imposer. Nous sommes un tandem à l’origine d’initiatives, nous les construisons mais nous les laissons ouvertes », a expliqué M. Wauquiez.
Le ministre a également précisé que la relation ne devait pas être unique. Les deux pays se réunissent avec la Pologne le 7 février pour développer leur relation militaire au sein du triangle de Weimar et Paris souhaite développer ses relations avec l’Europe centrale. « La France a beaucoup à investir de ce coté là », a précisé M. Wauquiez.
Invité, le matin même, par Noëlle Lenoir, lors d’une conférence au Cercle des Européens, le Français a indiqué : « L’Europe a changé, notre schéma à nous ne peut pas forcément être accepté par nos partenaires. Il faut toujours veiller au socle franco-allemand mais à côté il faut que la France investisse sur d’autres pays, notamment sur l’Europe centrale ».
Schengen
Les ministres ont également évoqué le report de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen. Les deux pays souhaitent mettre sur la table un plan à long terme. M. Wauquiez a proposé que les pays travaillent ensemble dans le cadre d’un groupe de travail « pour sortir des a priori qui n’ont pas de sens ». « Il faut identifier les points sur lesquels travailler, pour vérifier les garanties », a-t-il ajouté.
« L’objectif très ambitieux que la Roumanie et la Bulgarie rentrent dans l’espace Schengen pendant la présidence hongroise ne me parait pas très réaliste», a complété son homologue allemand.