La région moldave de Transnistrie s’accroche à la Russie pour ses besoins énergétiques

Le Premier ministre moldave, Dorin Recean, a annoncé aujourd’hui que les autorités de la région séparatiste pro-russe de Transnistrie avaient rejeté un accord soutenu par l’Union européenne (UE) pour l’approvisionnement en gaz.

/ EURACTIV.com
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Premier ministre moldave, Dorin Recean. [Dursun Aydemir/Anadolu via Getty Images]

Le Premier ministre moldave, Dorin Recean, a annoncé aujourd’hui que les autorités de la région séparatiste pro-russe de Transnistrie avaient rejeté un accord soutenu par l’Union européenne (UE) pour l’approvisionnement en gaz.

Les autorités transnistriennes ont rejeté l’exigence d’une augmentation progressive des tarifs à la consommation, condition du programme d’aide de l’UE, a déclaré le dirigeant pro-européen moldave dans un message Facebook. Il a ajouté que la Russie avait interdit au territoire d’accepter l’accord.

Peu après, le président autoproclamé de la Transnistrie, Vadim Krasnoselski, a annoncé une solution alternative parrainée par la Russie.

Il a écrit sur Telegram que le territoire serait plutôt « approvisionné en gaz par une société hongroise » soutenue par « un crédit russe et un soutien fonctionnel ». Il a également remercié « les représentants du ministère russe de l’Énergie pour leur aide ».

Le retour de la Russie dans l’approvisionnement énergétique de la Transnistrie est un coup dur pour les espoirs de voir le territoire entrer dans la sphère d’influence de l’UE.

Jusqu’à récemment, la Transnistrie recevait du gaz russe gratuitement, mais cela a pris fin le 1er janvier, lorsque le gazoduc de transit passant par l’Ukraine a été fermé.

Un arrangement a été trouvé pour les dix premiers jours de février. Pendant cette période, la Transnistrie a reçu du gaz de Moldavie grâce à un accord soutenu par l’UE.

Vadim Krasnoselski avait fait des déclarations conciliantes à propos de l’UE et de la Moldavie, et les médias moldaves ont été autorisés à diffuser dans la région pour la première fois en 30 ans.

Le 4 février, la Commission européenne avait également annoncé un programme d’aide de 250 millions d’euros en faveur de Chișinău, dont 60 millions d’euros pour la Transnistrie, ce qui aurait permis de prolonger l’accord au-delà du 10 février. L’offre était assortie de conditions concernant la protection des droits humains sur le territoire.

Aujourd’hui, un porte-parole de la Commission a déclaré aux journalistes à Bruxelles que « l’offre est toujours sur la table », mais que les autorités de Transnistrie avaient « opté pour une autre solution ».

(AM)