La réforme de la citoyenneté fait monter la tension au sein du gouvernement italien

Le gouvernement de coalition de Giorgia Meloni a montré des signes de division ce week-end, Forza Italia s’étant opposée à ses alliés au sujet d’une proposition visant à élargir l’accès à la citoyenneté pour les enfants d’immigrés.

EURACTIV Italie
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La Première ministre italienne Giorgia Meloni et son ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani. [Getty Images/Massimo Valicchia_NurPhoto]

Le gouvernement de coalition de Giorgia Meloni a montré des signes de division ce week-end, Forza Italia s’étant opposée à ses alliés au sujet d’une proposition visant à élargir l’accès à la citoyenneté pour les enfants d’immigrés.

Le débat porte sur la proposition dite « Ius Italiae » présentée par Forza Italia (Parti populaire européen, PPE), qui accorderait la citoyenneté italienne aux mineurs nés à l’étranger ayant suivi au moins dix ans de scolarité en Italie avec des résultats scolaires constants.

La Première ministre Giorgia Meloni a tenté de mettre fin à la discussion, déclarant qu’« il serait bon que tout le monde se concentre sur les priorités du gouvernement, [et que la loi sur la citoyenneté] ne fait pas partie du programme ».

Cependant, le vice-Premier ministre Antonio Tajani, chef de Forza Italia, a insisté sur le fait que la proposition était « pleinement conforme » au programme de la coalition, qui s’engage à soutenir l’intégration. « Même Fratelli d’Italia [parti de Giorgia Meloni affilié au groupe des Conservateurs et Réformistes européens/CRE au Parlement européen] a soutenu cette mesure lors de la dernière législature », a-t-il expliqué aux journalistes.

La Lega (Patriotes pour l’Europe), dirigée par le vice-Premier ministre Matteo Salvini, s’oppose quant à elle fermement à la réforme de la citoyenneté.

« Il est paradoxal que, alors que le Partito Democratico reste silencieux après sa défaite, ce soit Forza Italia qui fasse pression pour rendre la citoyenneté plus accessible aux étrangers », a noté Stefano Candiani, député de la Lega. « Il y a d’autres priorités en ce moment. [Antonio] Tajani devrait l’accepter. »

[Édité par Anne-Sophie Gayet]