La presse fait des adieux mitigés à Jacques Chirac [FR]
Au cours d'un discours télévisé annonçant son retrait de la politique, le président français Jacques Chirac a pressé l'Europe de poursuivre son chemin vers l'intégration et de rejeter le nationalisme. La pressse s'est montrée sévère sur le parcours du dirigeant français après 40 ans de vie politique.
Au cours d’un discours télévisé annonçant son retrait de la politique, le président français Jacques Chirac a pressé l’Europe de poursuivre son chemin vers l’intégration et de rejeter le nationalisme. La pressse s’est montrée sévère sur le parcours du dirigeant français après 40 ans de vie politique.
Annonçant son retrait de la scène politique le 12 mars 2007, Jacques Chirac a souligné qu’il était « vital » de poursuivre l’intégration européenne. Il a également regretté de ne pas avoir fait « tout ce qu’il aurait fallu » pour éviter l’échec en France du référendum de 2005 sur la constitution européenne, ce qui a mené l’UE dans une crise majeure.
A la suite de son allocution, annonçant qu’il ne se représenterait pas pour un troisième mandat, la presse française a dressé un bilan mitigé des 12 années au pouvoir de Jacques Chirac en tant que chef d’Etat. La plupart des journaux ont remarqué que le discours de Jacques Chirac ne mentionnait aucun soutien à l’un des candidats aux prochaines élections présidentielles.
Le Figaro a déclaré que les réformes entreprises pendant la présidence de Jacques Chirac n’avaient pas suivi un plan général d’ensemble. La Tribune a quant à elle critiqué Jacques Chirac pour ne pas avoir accordé assez d’attention à l’économie. La Croix a soutenu que le président sortant aurait pu quitter l’Europe la tête haute si le référendum n’avait pas échoué.
La presse britannique n’a pas lésiné sur les critiques non plus. D’après le Daily Telegraph, « Les conventions demandent qu’on dise des choses gentilles sur les gens quand ils prennent leur retraite, mais il n’est pas facile de le faire dans le cas de Jacques Chirac ». L’article conclut « La France méritait mieux ». Le Financial Times révèle : » Beaucoup reproche l’inertie de la présidence de Jacques Chirac, au cours de laquelle les réformes structurelles ont souvent été retirées face aux manifestations de rue, ce qui a joué en défaveur de la compétitivité du pays ».
L’hebdomadaire allemand Spiegel conclut : « Il ne restera pas grand-chose de Chirac, qui a contribué pendant quarante ans à façonner la politique française. Les conseils qu’il a donnés dimanche soir à son peuple, il ne les a pour la plupart jamais suivis ».