La présidence espagnole parvient à un accord sur le SEAE
La Commission européenne, le Parlement européen et la présidence espagnole de l’UE sont parvenus à un compromis à Madrid sur l’organisation et le fonctionnement du Service européen d’action extérieure (SEAE). Le service diplomatique européen devrait être opérationnel à l’automne.
La Commission européenne, le Parlement européen et la présidence espagnole de l’UE sont parvenus à un compromis à Madrid sur l’organisation et le fonctionnement du Service européen d’action extérieure (SEAE). Le service diplomatique européen devrait être opérationnel à l’automne.
Le compromis a été obtenu le 21 juin, à l’issue d’une rencontre de plus de trois heures entre les différentes parties concernées par le futur service européen.
Le Haut représentant pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, le ministre des affaires étrangères espagnol, Miguel Angel Moratinos, le commissaire européen pour les relations institutionnelles, Maroš Šef?ovi? étaient présents. Ainsi que trois députés européens : le leader ADLE Guy Verhofsdadt, Elmar Brok (PPE) et Roberto Gualtieri (S&D).
« Nous sommes très satisfaits de cet accord, car il écarte tous les obstacles », a déclaré le secrétaire d’État espagnol pour les affaires européennes Diego Lopez Garrido, cité par le site de la présidence espagnole de l’UE.
« Dans l’ensemble, les demandes du Parlement ont été réalisées », a pour sa part indiqué Roberto Gualtieri à l’agence de presse allemande DPA.
L’accord obtenu à Madrid devra encore être étudié par toutes les parties pour permettre au Conseil de prendre la décision qui autorisera la mise en œuvre du service dès que possible. La décision devrait être prise à l’automne.
Ceux présents à Madrid avaient entrepris d’obtenir le soutien de leurs institutions pour que le Conseil adopte une décision aussi rapidement que possible et que le le SEAE soit établi.
Ils se sont également engagés à travailler de façon constructive pour résoudre les désaccords, en particulier concernant le financement et le personnel.
L’accord a été possible après l’obtention par les parlementaires de garanties sur le rôle du Parlement européen vis-à-vis du SEAE. Les eurodéputés auront leur mot à dire sur de larges pans des finances et devront être informés à l’avance des décisions stratégiques et politiques.
Le personnel communautaire représentera au moins 60% du staff du SEAE plutôt que des diplomates nationaux, comme l’avaient réclamé les eurodéputés, afin d’assurer un caractère communautaire au service diplomatique européen.
Trop d’adjoints ?
Il semblerait que Mme Ashton ait accepté les demandes du Parlement qui réclamait que ses adjoints proviennent des ministères des affaires étrangères des États détenant la présidence tournante du Conseil. Les commissaires seront en charge des domaines communautaires du SEAE. Le commissaire à l’élargissement Stefan Füle, Andris Pielbags, chargé du développement, et Kristalina Georgieva, à l’aide humanitaire, sont concernés.
Le compromis prévoit aussi qu’Ashton aura trois secrétaires généraux de haut niveau. L’ambassadeur actuel de la France à Washington Pierre Vimont devrait devenir secrétaire exécutif général.
Le ministre des Affaires européennes polonais Miko?aj Dowgielewicz et l’allemande Helga Schmid, haut fonctionnaire au secrétariat général du Conseil, compléteraient le triumvirat.
Les institutions espèrent que le Parlement donnera son feu vert lors de la session plénière de Strasbourg début juillet et que le service deviendra opérationnel à l’automne.