La politique commerciale de l'UE 'en jugement' [FR]

Une séance au tribunal simulée a été ajournée le 23 novembre après qu'un jury divisé n'est pas parvenu à acquitter ou condamner la politique commerciale de l'UE à propos d'accusations selon lesquelles elle aggrave la pauvreté dans le tiers monde et contribue à la destruction de l'environnement. 

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Une séance au tribunal simulée a été ajournée le 23 novembre après qu’un jury divisé n’est pas parvenu à acquitter ou condamner la politique commerciale de l’UE à propos d’accusations selon lesquelles elle aggrave la pauvreté dans le tiers monde et contribue à la destruction de l’environnement. 

Le juge, incarné par Pat Cox, président du Mouvement Européen International et ancien président du Parlement européen, a ouvert la séance du tribunal devant un jury composé d’environ 300 personnes. Lors d’une enquête d’opinion précédant le procès (avec usage de cartes vertes et rouges), ce jury s’était montré largement divisé sur la politique commerciale de l’UE sous sa forme actuelle, bien qu’une faible majorité se soit dégagée en faveur de la défense, dont le cas était plaidé par David O’Sullivan, directeur général de la DG Commerce de la Commission. 

L’accusation était emmenée par la responsable de la campagne « Pour un commerce plus juste » d’Oxfam International, Céline Charveriat, qui reprochait surtout à la politique commerciale « mercantile et à court terme » de l’UE de ne pas pratiquer un commerce équitable et de mettre en danger les moyens d’existence des populations des pays en développement.

Le juge a autorisé les deux parties à appeler deux témoins à la barre pour défendre leurs positions respectives.

La défense était soutenue par Erika Mann, députée européenne socialiste allemande, et par Craig Burchell, président du bureau commercial de Philips International. Les plaignants étaient soutenus par Caroline Lucas, députée européenne verte britannique, et Fouad Hamdan, directeur de Friends of the Earth Europe.